
Les 35 départements, placés par Météo-France en vigilance rouge canicule à partir de dimanche midi, un niveau inédit, sont tous ceux d'Ile-de-France ainsi que Paris, le Cher (18), l'Eure-et-Loir (28), l'Indre (36), l'Indre-et-Loire (37), le Loir-et-Cher (41), la Loire-Atlantique (44), le Loiret (45), le Maine-et-Loire (49), la Sarthe (72), la Vendée (85), la Charente (16), la Charente-Maritime (17), la Corrèze (19), la Creuse (23), la Dordogne (24), la Gironde (33), les Landes (40), le Lot-et-Garonne (47), les Pyrénées-Atlantiques (64), les Deux-Sèvres (79), la Vienne (86) et la Haute-Vienne (87), le Gers (32), le Lot (46), l'Aube (10), la Nièvre (58) et l'Yonne (89).
45 autres départements sont par ailleurs en vigilance orange.
Ce dispositif de vigilance canicule a été créé en 2004 par Météo-France et les autorités sanitaires après la canicule de 2003.
"Le niveau de vigilance rouge correspond à une canicule extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique, et présente un fort impact sanitaire pour l’ensemble de la population et des impacts sociétaux (sécheresse, approvisionnement en eau potable, aménagement ou arrêt de certaines activités, etc.)", indique Météo-France.
"Un système de critères a été défini pour chaque département avec les acteurs de la santé (Santé publique France notamment)" qui "tiennent compte de la sensibilité locale à la canicule, en se basant sur les événements passés, les conséquences observées et le niveau d'acclimatation du département", détaille l'agence météorologique française.
Ces critères peuvent être "modulés" avec certains facteurs aggravants (durée, précocité de la vague de chaleur, pollution, humidité) ou atténuants (brièveté de l’épisode, etc.).
"Pour estimer le niveau de vigilance canicule, les prévisionnistes confrontent les prévisions météorologiques avec les référentiels établis par Santé publique France, appelés +indice biométéorologique+, ou IBM, en termes de conséquences sanitaires, fondés sur des études épidémiologiques des événements passés", ajoute l'établissement public.
Ces indicateurs sont définis pour chaque département, par station de référence, en considérant les températures minimales et maximales en moyenne sur 3 jours glissants.
Les préfets des départements placés en vigilance rouge peuvent ainsi interdire ou limiter l'ampleur de certains événements comme des manifestations sportives ou des festivals.
Des consignes peuvent également être diffusées aux crèches, aux centres de loisirs et aux organismes accueillant des séjours de vacances pour annuler les sorties, les activités sportives et les événements festifs. Certains établissements peuvent même être amenés à fermer si la température dans leurs locaux est trop élevée.
Les conseils de comportement (boire beaucoup d'eau, éviter les efforts physiques, fréquenter des endroits frais, mouiller son corps, aérer la nuit...) sont les mêmes que pour les départements en vigilance orange, mais avec une insistance sur le fait qu'ils s'appliquent même pour les sujets en bonne santé.
Huit épisodes de vigilance rouge canicule, dont trois en juin, ont été déclenchés depuis que la vigilance de Météo-France intègre les canicules en 2004, selon l'agence météorologique, sans tenir compte de celui de dimanche.
Le premier remonte à la période du 27 au 29 juin 2019, suivi par celles du 16 au 19 juin 2022 puis du 30 juin au 2 juillet 2025.
Les autres épisodes sont intervenus du 24 au 26 juillet 2019, du 7 au 12 août 2020, du 17 au 19 juillet 2022, du 22 au 25 août 2023 et enfin du 10 au 14 août 2025.