
Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus fin février, sont le pays le plus touché tant en nombre de décès que de cas recensés (527.111). Ils ont franchi le cap des 20.000 morts samedi, selon un bilan de l’université Johns Hopkins.
La pandémie a fait au moins 107.064 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles samedi à 19H00 GMT.
Plus de 1.745.290 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 193 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.
Après les Etats-Unis (20.506), les pays les plus touchés sont l’Italie avec 19.468 morts, l’Espagne (16.353 morts), la France (13.832 morts) et le Royaume-Uni (9.875 morts).
Les Etats-Unis ont vivement dénoncé la “xénophobie des autorités chinoises à l’égard des Africains”, qui se disent victimes de discriminations dans la ville de Canton (sud) après plusieurs cas positifs dans la communauté nigériane.
L’Union africaine a fait part à la Chine de son “extrême préoccupation”, appelant à “des mesures rectificatives immédiates”.
En Afrique, où près de 13.000 cas et environ 700 morts ont été enregistrés selon les chiffres officiels, “le virus se répand au-delà des grandes villes”, selon la cheffe de l’Organisation mondiale de la Santé pour le continent.
Les autorités iraniennes ont décidé d’autoriser la reprise, à compter de samedi, des activités économiques “à faible risque” afin d’empêcher son économie de sombrer totalement.
La mesure, critiquée par des experts médicaux et même certains membres du gouvernement, s’applique à toutes les provinces à l’exception de celle de Téhéran, où elle doit entrer en vigueur à compter du 18 avril.
En France, le recours au chômage partiel a été demandé par 700.000 entreprises et associations pour un nombre record de 8 millions de salariés, soit 3 millions de plus en une semaine.
La Chambre des Communes canadienne a adopté samedi un programme de subvention des salaires, présenté comme la plus vaste mesure économique dans le pays depuis la Seconde Guerre mondiale, pour aider les entreprises et leurs employés à traverser la crise provoquée par le coronavirus.
Le gouvernement britannique a annoncé dimanche donner 200 millions de livres (227,6 millions d’euros) supplémentaires aux pays en développement pour combattre la pandémie de nouveau coronavirus, afin de “d’éviter qu’une deuxième vague mortelle ne touche le Royaume-Uni”.
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a pris le contre-pied du chef de l’Etat français Emmanuel Macron, assurant que la pandémie de Covid-19 “n’est pas une guerre” mais constitue un “test de notre humanité”.