
Dans la guerre qui l'oppose à la Russie, l'Ukraine souhaite s'assurer le soutien de l'Occident et invite donc de plus en plus fréquemment des parlementaires à aller se rendre compte sur place. C'est dans ce contexte qu'Yves Cruchten, le président de la Commission parlementaire des Affaires étrangères de la Chambre des députés était la semaine dernière à Kiev.
Dans l'interview qu'il a accordée lundi matin à RTL, le parlementaire socialiste a tenu à souligner que "l'Ukraine se bat aussi pour notre liberté - même si cela semble pathétique." Après le discours du président russe la semaine dernière, il serait clair "qu'avec cette guerre, Vladimir Poutine ciblerait également l'Occident" libre et libéral. "Que nous le voulions ou non, nous sommes directement impliqués dans la guerre à travers la guerre énergétique contre l'Occident."
Ce qui l'a fortement impressionné, "c'est la détermination et la motivation des Ukrainiens à gagner cette guerre", a confié Yves Cruchten. Au cours de conversations, il a également entendu que "Kiev s'attend tôt ou tard à une attaque nucléaire russe". "Les Ukrainiens seraient prêts à négocier, mais ils ne s'assiéront plus à la table des négociations avec Vladimir Poutine." Par conséquent, la fin de la guerre ne serait pas pour sitôt.
Le président du groupe parlementaire LSAP désapprouve les propos du député ADR Fernand Kartheiser, selon lesquels, des référendums réguliers auraient aussi donné la même position prorusse. "Ceux qui tiennent de tels discours ne seraient que des hommes de main de Vladimir Poutine", selon le président de la Commission des Affaires étrangères.
"Fernand Kartheiser, tout comme d'autres partis de la droite radicale ou populiste, répandrait les diktats du Kremlin" et Yves Cruchten désapprouverait absolument cette attitude. Ce dernier a souligné que "les référendums pour annexer quatre régions ukrainiennes, sont une farce" et ne seraient pas reconnus par l'Union européenne.