
Tout ne s'est pas passé de manière optimale, mais l'ampleur des inondations n'était pas prévisible. Voilà ce qu'a déclaré Xavier Bettel à propos des intempéries du 14 juillet. La gestion des catastrophes naturelles et particulièrement des inondations d'il y a deux mois et demi, était le sujet d'une interpellation au Parlement, demandée par le député CSV Gilles Roth.
La gestion de crise aurait été traitée, selon le Premier ministre, Xavier Bettel. Il ne voit pas la nécessité d'un rapport externe, demandé par l'ensemble de l'opposition, car il fait confiance à l'analyse de ses services. Les inondations n'auraient pas été prévisibles dans leur ampleur. Cela tiendrait effectivement presque du miracle qu'il n'y ait pas eu de victime, a admis le Premier ministre. Le mérite en reviendrait également aux services de secours. Le gouvernement aurait mis en place un plan d'aides de 100 millions d'euros et les assurances auraient à ce jour versé 125 millions d'euros à 6.300 victimes.
A l'avenir, il importerait d'être mieux préparé aux catastrophes climatiques. L'application GouvAlert n'aurait pas rempli sa tâche. Des erreurs techniques et humaines auraient mené à ce que l'application n'ait pas fonctionné comme elle aurait dû. Un certificat n'aurait, par exemple, pas été prolongé, une société externe s'en serait occupé.
Il faudrait améliorer la communication, a déclaré la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding. Avec les médias, avec les communes. Le système d'alerte par diffusion cellulaire "cell broadcast" sera bientôt mis en place. Il permet l'envoi automatique de messages sur les téléphones portables dans une région. Des travaux sont en cours. Le système devrait être opérationnel courant 2022, selon Taina Bofferding.