Proche-OrientXavier Bettel compare la communauté internationale à "un chien qui aboie beaucoup, mais n'a pas de dent"

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La situation tendue dans le monde préoccupe et pèse même sur l’Assemblée générale des Nations Unies qui se tient ces jours-ci à New York.

Des conflits touchent plus de 65 endroits et il existe un potentiel de conflit dans 50 autres régions du monde.

Le président ukrainien Zelensky s'est exprimé mercredi devant l’Assemblée générale des Nations Unies. Il accuse la Russie de planifier des attaques contre des centrales nucléaires en Ukraine. Dans quelle mesure faut-il prendre au sérieux ces accusations? C'est une question à laquelle le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a répondu lors d'un entretien avec RTL:
 
"Je ne suis pas dans la tête de Monsieur Poutine, je ne sais pas ce qu’il veut exactement maintenant. Mais il est imprévisible, nous l’avons encore vu récemment et rien ne peut être exclu. C’est pourquoi il est important que la communauté internationale puisse au moins discuter de toutes les options possibles, que Monsieur Poutine peut avoir en tête, et tout faire pour empêcher que le pire se produise. C'est l'objectif de la communauté internationale."
 
Le Proche-Orient, où pour la première fois un missile balistique tiré par la milice du Hezbollah a provoqué la panique parmi les habitants de Tel-Aviv en Israël, constitue un autre baril de poudre. Selon Xavier Bettel, il semble que le message que la paix en Palestine et au Liban constitue la meilleure garantie de sécurité pour Israël, ne soit pas passé.
 
"On a parfois le sentiment d'être dans un calcul entre l'efficacité et la capacité de réduire les dommages collatéraux, mais chaque dommage collatéral est un de trop. Je vois ici qu'aux Nations-Unies et dans toutes les organisations, nous sommes en fait un chien qui aboie beaucoup, mais qui n'a pas de dent et qu'en vertu du droit international, le droit de se défendre doit évidemment être reconnu, mais la proportionnalité, à mes yeux, est un point qui doit être sérieusement discuté avec les Israéliens."
 
Xavier Bettel prononcera samedi son discours devant l'Assemblée générale des Nations-Unies, un discours dans lequel il soulignera que les responsables politiques parlent beaucoup, mais qu'il y a sur le terrain des gens qui souffrent de l'absence de position commune.

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