
C'est ainsi qu'elle a organisé en collaboration avec l'ASBL Mamer KlimaForum une soirée d'information sur ce thème. Des représentants de l'ONG Greenpeace, mais aussi des spécialistes de natur&ëmwelt ainsi que du bureau d'études d'ingénieurs-conseils Schroeder & Associés, étaient présents pour fournir des réponses. Au final, on peut retenir qu'il existe un certain nombre de bonnes approches pour combiner l'espace réservé à l'habitat humain avec la nature et la faune. Mais dans la réalité, on constate encore un manque d’engagement de la part des dirigeants politiques et des citoyens.
Un urbanisme vert est devenu une réalité, affirme l'expert en la matière. Vous le voyez de plus en plus dans les PAG, mais évidemment toujours dans le respect des lois. Les citoyens ont cependant souvent l'impression qu'arbres, haies et fleurs se trouvent sur les places publiques comme des éléments "plutôt gênants", comme sur la Place Guillaume II ou la Place de d'Europe…
Pas de séparation, mais une connexion donc. Le bureau Schroeder et Associés a montré ce que l'on voit rarement voire jamais dans nos villes et villages: de la végétation sur les façades et sur les toits. Habituellement ces arbustes s'en sortent plutôt mal parce que personne ne s'en occupe.
Ce qui sonne bien en théorie, ce qui a l'air bien sur des plans, n'est pas applicable sans l'humain. Plus de végétaux dans nos villes, ce n'est pas seulement pour faire joli, cela doit aussi donner une chance à la nature, à la biodiversité. Les insectes et les oiseaux n'ont pas besoin de plantes ornementales exotiques sans fleurs, mais de plantes d'ici. Et absolument pas d'arbres éclairés par des spots dès qu'il fait nuit. La pollution lumineuse nuit à la faune et à la flore.
Les grandes surfaces vitrées sont une nuisance pour les oiseaux. Outre les fenêtres, il y a les balcons qu'ils percutent. Y poser des autocollants ne suffit pas à protéger les oiseaux.
Les ornithologues sont d'autant plus enthousiasmés par des projets respectueux des oiseaux: construire avec des briques spéciales ...
Si la population d’oiseaux diminue dans les villes, la situation à la campagne est encore plus dramatique. Une espèce ne se laisse toutefois pas chasser: la colonie de pies de Merl n'a pas été éradiquée de la capitale. Peut-être que les responsables politiques devraient aussi commencer par donner le bon exemple et écouter les spécialistes de natur&ëmwelt, dans l’intérêt de la nature.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: