
Une personne infectée au coronavirus asymptomatique risque d'être aussi contagieuse qu'un patient qui tousse et éternue. Nous avons analysé les données issues de la première phase du dépistage à grande échelle (Large Scale Testing) et nous ne voyons pas de différence notable au niveau de la transmission du virus, a déclaré mardi matin le Professeur Paul Wilmes à nos collègues de RTL.
L'intégralité de l'analyse scientifique du dépistage à grande échelle, sera publiée la semaine prochaine. Cela montre clairement qu'il faut limiter ses contacts, selon Paul Wilmes. Tout le monde peut être contagieux, même si on ne présente pas ou pas encore de symptômes. C'est aussi pourquoi il est très important de participer au "Large Scale Testing".
Les résultats des analyses des stations d'épuration de la semaine dernière, ne sont pas bon du tout. Le virus passe en effet dans les eaux usées via les matières fécales. C'est là qu'on voit combien de gens ont effectivement le virus. Les valeurs sont quatre fois plus élevées qu'en avril. Les chercheurs considèrent que le nombre de cas positifs est quatre fois plus élevé que le nombre actuel des infections.
Cette semaine sera décisive: nous allons voir vers quoi nous nous dirigeons. Nous avions prévu la vague actuelle, mais il est à présent évident qu'il y a une accélération, d'après Paul Wilmes.
Les dernières projections font état de 1.400 nouvelles infections par jour à la mi-novembre. Une estimation qui pourrait encore s'aggraver avec les chiffres de la semaine dernière et du week-end.
Ce qui inquiète les scientifiques, c'est la prévalence élevée dans la population. Un grand nombre de personnes ont actuellement le virus, même sans le savoir.
Nous sommes maintenant dans la troisième vague et nous devons prendre des mesures pour l'endiguer, prévient le chercheur.
C'est un peu optimiste. Le gouvernement doit prendre et a déjà pris des mesures. Et si la population adapte son comportement, respecte les restrictions et les recommandations, cela pourrait contribuer à briser la vague.
Nous ne voulons pas d'un nouveau confinement. Mais si nous ne maîtrisons pas maintenant la pandémie, la marge de manoeuvre va se réduire.
Un effort collectif est donc nécessaire. Chacun est concerné. Le Professeur Wilmes appelle la population à agir davantage comme le prescrivent les nouvelles mesures. Il faudra sept à dix jours pour que les changements de comportement produisent leurs effets sur le chiffre des nouvelles infections.