CSV, DP, LSAP, déi GréngUne "Plateforme pour la démocratie", pour protéger les institutions

François Aulner
adapté pour RTL Infos
De jeunes politiciens du CSV, du DP, du LSAP et des Verts ont signé mercredi, devant la presse, les statuts d’un nouveau think tank.
De gauche à droite sur la photo : Jessie Thill (déi Gréng), Sammy Wagner (LSAP), Katrin Kohl (DP), Stefano D’Agositino (CSV), Michael Agostini (DP), Fabricio Costa (déi Gréng), Danielle Filbig (LSAP).
© François Aulner

Ce laboratoire d'idées a pour objectif d’apporter des propositions concrètes dans le débat public afin de protéger la démocratie. En effet, ces dernières années, notamment aux États-Unis, les budgets de certaines administrations ont été réduits, des décisions de justice n’ont pas été respectées et le Parlement n’a pas été consulté sur des décisions militaires.

Le groupe de jeunes politiciens issus du CSV, du DP, du LSAP et des Verts réclame notamment une participation citoyenne renforcée, la régulation des plateformes en ligne et des nouvelles technologies, ainsi qu’une protection accrue de la presse libre. Selon Fabricio Costa (déi Gréng), il s’agit de valeurs fondamentales qui doivent être protégées de manière préventive, car le Luxembourg n’est "pas une île".

Pour répondre à la question de savoir si un contrôle plus strict des réseaux sociaux ne relèverait pas de la censure, Michael Agostini (DP) a lu un message homophobe incitant à la haine contre le ministre des Affaires étrangères Xavier Bettel. Selon lui, cet exemple montre que les plateformes en ligne doivent être davantage réglementées.

La "Plateforme pour la démocratie" considère les conseils citoyens comme des espaces où des personnes issues de différents milieux sociaux peuvent vivre plus activement la démocratie et, ainsi, la renforcer. Stefano D’Agostini (CSV) est favorable aux débats contradictoires et délibératifs, dans lesquels les participants échangent des arguments, s’écoutent mutuellement, acceptent la contradiction et sont prêts à remettre en question leurs propres positions.

De jeunes politiciens du CSV, du DP, du LSAP et des Verts ont signé les statuts d’un nouveau think tank.
De jeunes politiciens du CSV, du DP, du LSAP et des Verts ont signé les statuts d’un nouveau think tank.
© François Aulner

"Pas un club anti-ADR"

Les fondateurs de la plateforme se sont définis comme appartenant au centre politique, avec des opinions différentes sur divers sujets. Selon eux, seule une approche transpartisane pourra protéger la démocratie et la Constitution.

Ils n’ont toutefois pas sollicité la participation de l’ADR, estimant, à la lumière de récentes déclarations de responsables de ce parti, que celui-ci ne signerait pas les statuts de la nouvelle ASBL. Ceux-ci prévoient notamment le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes, la protection des minorités ainsi qu’un renforcement de l’intégration européenne. Danielle Filbig, du LSAP, a néanmoins assuré que la plateforme n’était "pas un club anti-ADR". Elle a ajouté qu’elle restait ouverte à d’autres formations, telles que déi Lénk, les Pirates ou encore Fokus.

Les jeunes du CSV, du DP et du LSAP avaient déjà adressé l’an dernier une lettre ouverte au Premier ministre et au président de la Chambre des députés. L’année dernière avait également vu la réalisation d’un "stress test" (test de résistance) des institutions.

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