
L’Administration des douanes et accises, la police grand‑ducale, l’Administration vétérinaire et alimentaire et l’Inspection du travail et des mines ont uni leurs forces pour examiner un secteur en pleine expansion, où les pratiques illégales et les situations de non‑conformité se multiplient. Au total, 51 livreurs ont été contrôlés, offrant un aperçu précis des réalités du terrain.
Parmi ces livreurs, 39 exerçaient comme indépendants et trois étaient salariés d’entreprises de livraison ou de leurs sous‑traitants. Neuf autres utilisaient un compte enregistré au nom d’un tiers, une pratique qui complique les vérifications et peut masquer des situations irrégulières. Plusieurs téléphones ont d’ailleurs été saisis pour permettre d’établir les responsabilités et les conditions d’activité de chacun. Les contrôles ont rapidement mis en lumière des infractions variées, allant de l’absence d’autorisation d’établissement à des manquements graves en matière d’hygiène alimentaire.
Trois livreurs indépendants travaillaient sans autorisation d’établissement, tandis que deux livraisons ont été saisies par l’ALVA pour non‑respect de la chaîne du froid ou des règles d’hygiène. La police grand‑ducale a également immobilisé cinq vélos à pédalage assisté qui ne répondaient pas aux normes techniques prévues par la loi. Enfin, deux ressortissants de pays tiers ont reçu un arrêt de travail : l’un était en séjour irrégulier, l’autre ne disposait pas d’autorisation de travail. Des procès‑verbaux ont été dressés et les suites administratives ou judiciaires ont été engagées.
Cette opération conjointe illustre la volonté des autorités de renforcer la surveillance d’un secteur devenu incontournable dans le quotidien des consommateurs. Elle vise à lutter contre les pratiques frauduleuses, à garantir la sécurité alimentaire et à assurer des conditions de travail conformes à la législation. Dans un marché où la rapidité et la flexibilité sont souvent privilégiées, les contrôles rappellent que la protection des travailleurs, des clients et des normes sanitaires reste une priorité essentielle.