LuxembourgUne mère poursuivie pour l'assassinat de son bébé de six mois

RTL Infos
Le procès d'un drame familial présumé a débuté lundi après-midi devant le tribunal de Diekirch.
© Picsea / Unsplash

C'était un acte clairement planifié!“, a déclaré d'emblée un enquêteur de la police judiciaire lundi devant le tribunal de Diekirch. Une femme, aujourd'hui âgée de 44 ans, y est jugée pour l'assassinat de son fils en novembre 2015. L'enfant avait six mois seulement.

Il s'agissait pour l'accusée de tuer le petit garçon afin de retrouver sa vie d'avant la naissance du bébé, a expliqué le policier. Dix jours après la naissance de l'enfant, la mère avait fait un accident vasculaire cérébral, dont elle rendait le bébé responsable.

La prévenue avait décrit son fils comme un enfant non-désiré et trois ou quatre jours après la naissance de Ben, elle avait expliqué ne pas pouvoir établir de relation avec l'enfant. Après son AVC, elle avait ressenti un sentiment de haine, parce que le bébé aurait été responsable de sa détresse, a témoigné l'enquêteur. La mère considérait que sa vie était parfaite avant la venue de Ben. Ensuite, elle était tombée au fond d'un gouffre et elle avait dû solliciter une assistance psychiatrique. Onze jours avant le drame, elle avait effectué des recherches sur internet à propos de la mort de bébés. Deux semaines avant son passage à l'acte, elle avait aussi semblé plus résolue. La veille déjà, elle avait voulu tuer le bébé, mais elle n'y „était pas parvenue“.

Le jour fatal, tout s'était déroulé comme elle l'avait planifié. Elle avait commencé par faire de nouvelles recherches sur internet sur la manière de tuer un enfant. Puis elle avait tenté pendant de longues minutes d'étouffer le bébé avec un coussin, avant de finir par l'étrangler près d'une heure plus tard. Vers 11h00, elle avait pris sa voiture et avait emmené le petit corps pour le déposer dans la rivière. Elle s'était ensuite infligée des blessures au moyen d'un couteau qu'elle avait emporté. Elle avait alors appelé le 112 et le 113 pour signaler qu'elle avait été agressée dans sa voiture, que son fils avait été enlevé dans son Maxi-Cosi et qu'elle avait été blessée en tentant de le retenir. Une fois sur place, les policiers avaient été surpris de constater que les portières arrière de la voiture étaient verrouillées. Confrontée à des invraisemblances, elle avait finalement avoué les faits dans l'après-midi, très calmement, sans manifester aucune hystérie. Au bout d'un moment, elle avait dit avoir déposé le corps dans l'Ernz blanche, près d'un pont. Le petit cadavre avait été découvert près de huit heures après les faits. A un moment donné de la discussion, la femme avait évoqué elle-même son irresponsabilité. Le policier a encore précisé qu'il n'avait jamais lu dans le dossier qu'elle regrettait les faits.

Le procès se poursuivra mardi.

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