
C'est un triste phénomène qui est constaté dans les quatre grands hôpitaux du pays, où les cas d'agressions physiques ou verbales et d'insultes contre infirmières et médecins sont en hausse aux urgences.
Le député François Bausch avait interrogé la ministre de la Santé à propos de listes noires qui existeraient dans les hôpitaux, où figureraient les noms de "persona non grata", c’est-à-dire de personnes auxquelles admission et traitement sont refusés, à cause de leurs comportements violents répétés envers le personnel de l’hôpital et de la volonté de la direction de protéger ses salariés.
La ministre stipule qu'une seule liste de ce type existe et ce, au Centre hospitalier de Luxembourg (CHL). Un seul nom y figure. La ministre précise dans sa réponse écrite que le CHL "maintient pour un seul patient encore un statut de personne non prise en charge sauf en cas de situation d’urgence vitale."
Si le personnel soignant est confronté à un patient agressif, il peut ne pas être capable de le soigner selon les règles de l’art. "Dans une telle situation, l’hôpital a l’obligation légale, en tant qu’employeur, d'assurer la sécurité et la santé de ses salariés (...) et de prendre les mesures nécessaires," indique la ministre. Par conséquent, des procédures ont été mises en place permettant au personnel soignant de faire appel au personnel de sécurité de l'hôpital au moyen d'un appel d'urgence, explique encore Martine Deprez.