
La Direction de la Santé estime que 5.000 tests antigéniques pourraient être utilisés par jour. Comme ces tests rapides sont moins performants, car moins sensibles que les tests PCR, il existe un risque de ne pas détecter des infections, si la charge virale est basse, comme c'est le cas chez les malades asymptomatiques. C'est pour cette raison que la Direction de la Santé a retenu un nombre limité d'indications utiles des tests rapides.
Il s'agit du diagnostic de patients symptomatiques, entre le premier et le quatrième jour suivant l'apparition des symptômes, ainsi que du diagnostic du personnel des hôpitaux et des maisons de retraite et de soins en cas de symptômes légers. Les tests rapides pourraient aussi être utilisés pour le dépistage lors de l'accueil des demandeurs d'asile ainsi que pour le tri des patients symptomatiques à l'entrée des services d'urgence, des centres de consultation Covid et des cabinets médicaux.
Un autre usage envisagé pour les tests antigéniques est le dépistage systématique régulier de populations à forte densité et donc à haute fréquence de transmission (campus, foyers, établissements carcéraux...) et des visiteurs des structures d'hébergement de personnes âgées.
Ces précisions ont été fournies par la ministre de la Santé, Paulette Lenert, dans sa réponse à une question parlementaire des députés CSV Martine Hansen et Claude Wiseler.
La Direction de la Santé est en train d'évaluer le nombre de tests rapides à attribuer selon les différents cas de figure.
Les tests antigéniques sont déconseillés aux plus de 65 ans, en raison de leur moindre fiabilité.
Sur base des données scientifiques actuelles sur les tests rapides, la Direction de la Santé ne recommande pas le dépistage systématique par test antigénique avant la participation à des réunions familiales ou à des événements sportifs ou culturels en tant que spectateur.