
Il s'agit de dynamiser le commerce et de garantir les emplois. Le coronavirus a encore aggravé des problèmes qui existaient déjà. 25.000 personnes travaillent dans ce secteur, qui est pour l'instant saturé, selon le syndicat.
De plus en plus de boutiques ferment, dit David Angel de l'OGBL. La situation est particulièrement grave à Esch-sur-Alzette ou dans l'avenue de la Gare à Luxembourg. Le Grand-Duché compte un très grand nombre de commerces: 1,2 million de mètres carrés de surfaces commerciales et plus de 20 galeries commerciales, considéré par habitant, c'est un record en Europe.
L'OGBL fait six propositions pour la survie des commerces. Le syndicat demande notamment une convention collective sectorielle pour les petits commerces, c'est-à-dire les boutiques employant moins de 50 salariés, et des horaires de travail clairement réglés.
L'OGBL réclame un moratoire de trois ans pour l'installation de nouveaux centres commerciaux.
"La revendication est au fond que pendant trois ans, plus aucune autorisation ne soit accordée pour construire des centres commerciaux. Il y a déjà eu un tel moratoire au Luxembourg, à la fin des années 90 et au début des années 2000 et il n'a pas porté préjudice au secteur. Un moratoire est aussi annoncé en France. Le problème est simplement que nous étouffons de surfaces commerciales. Celles qui existent, ont de plus en plus de difficultés. Les surfaces, il ne s'agit pas de commerce, il s'agit d'immobilier, de spéculation immobilière."
La spéculation touche aussi les loyers. C'est pourquoi le syndicat réclame un gel des loyers des boutiques pour les trois prochaines années. David Angel:
"Trois ans, c'est simplement parce que nous pensons que c'est le minimum dont on a besoin pour que le secteur se relève après cette crise. Nous voyons que le loyer est toujours un facteur déterminant, quasiment pour chaque fermeture, comme pour C&A dans l'avenue de la gare il y a quelques jours. En pleine crise sanitaire, il y a même des propriétaires qui augmentent les loyers."
Le syndicat propose également un bon d'achat valable dans les commerces fragilisés pour tous les salariés, sur le modèle du bon d'hébergement.
Le syndicat envisage encore d'autres actions comme une Table ronde "commerce", mais aussi des rencontres avec les ministres Dan Kersch et Lex Delles ainsi qu'avec la Confédération luxembourgeoise du commerce.