
Sous le slogan "I love my Hausdokter" ("J'aime mon généraliste"), il s'agit de sensibiliser les patientes et les patients à consulter d'abord un généraliste, avant d'aller aux urgences ou chez un spécialiste. Les urgences sont la plupart du temps débordées, avec des délais d'attente interminables, ce qui nuit aussi à la prise en charge rapide des patients véritablement en situation d'urgence, a indiqué la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, Martine Deprez, jeudi lors de la présentation de la campagne. En tout cas, le retour des hôpitaux est clair:
"Ils ont l'impression que ces gens ne connaissent pas bien le système, ils viennent peut-être d'environnements, de pays, où le système n'est pas conçu comme chez nous. C'est pourquoi il est utile de lancer une campagne pour souligner que nous avons des spécialistes sur le terrain, qui sont d'abord spécialistes en médecine générale et qui peuvent recevoir le patient dans une approche globale, construire une relation de confiance et découvrir ensuite dans cette relation de confiance, s'il y a éventuellement des urgences."
Il est aussi bénéfique d'avoir un médecin généraliste, souligne le Docteur Sébastien Diederich: “Si vous êtes chez un généraliste pendant 10, 20 ans, celui-ci connaît toutes vos allergies, il sait quel est votre statut vaccinal, contre quoi vous êtes vacciné, contre quoi vous ne l'êtes pas, tous vos traitements, vos allergies, vos signes cliniques. Il connaît même très probablement vos parents, votre famille.”
Les services d'urgences ne peuvent pas être débordés. “Nous aurons bientôt la possibilité de passer un bref appel téléphonique, et le médecin estimera à l'autre bout du fil, si c'est vraiment une urgence ou pas, et alors le patient reprendra un peu confiance en lui, ou bien on lui dira que cela doit être pris en charge le plus vite possible. Et puis, nous avons bien sûr aussi le 112, qui fait son travail et conduit immédiatement aux urgences”, explique Martine Deprez.
Si plus de patients se rendent chez le généraliste, les délais d'attente ne seront plus aussi extrêmes aux urgences. C'est pourquoi les résidents doivent également être informés dans les communes, en particulier lorsque de nouveaux médecins s'y installent. Il est ici question que les mairies envoient une liste des généralistes locaux à tous les résidents de la commune.
En même temps, il faut rendre la profession plus attractive, car il y a une pénurie de généralistes

La campagne dure jusqu'au 23 mars. Elle passe par les réseaux sociaux, des affiches et des dépliants disponibles dans les pharmacies, les cabinets médicaux, les hôpitaux.