Santé au LuxembourgUn nouveau système pour mieux recenser les maladies infectieuses

RTL Infos
Le Luxembourg va se doter d'un nouveau système qui reprendra toutes les maladies infectieuses et qui devrait permettre de tirer des conclusions plus concrètes sur la situation dans le pays.

"Après 180 années d'essais, nous avons enfin quelque chose qui fonctionne", s'est exprimé le directeur de la Santé Jean-Claude Schmit qui faisait allusion à la nouvelle banque de données consacrée aux maladies infectieuses et dont les résultats ont été présentés mardi après-midi.

Depuis 2019, une réforme a été introduite dans la signalisation des maladies transmissibles par les médecins à la Santé, elle a ensuite été entendue aux laboratoires en 2020, faisant suite à un système qui ne fonctionnait pas correctement et dans lequel la plupart des données n'étaient pas reprises.

Ce mardi, les responsables ont présenté la situation des maladies infectieuses plutôt que d'en faire une évaluation. En 2022, c'est la rotavirus qui a notamment attiré l'attention des professionnels de la santé avec 275 infections, selon les statistiques. L'âge moyen des personnes concernées était de 10 ans et la diarrhée en était le symptôme majoritaire. À titre de comparaison, 92 cas ont été enregistrés en 2021.

La variole du singe était également au centre de toutes les attentions l'année passée. Cette maladie transmise sexuellement ou par contact rapproché a touché 57 personnes au Luxembourg, dont une femme et un enfant. Les autorités sanitaires ne sont pas inquiètes pour l'avenir concernant la variole du singe puisqu'un vaccin est disponible.

La vaccination permet d'éradiquer certaines maladies, selon le médecin qui cite notamment les méningocoques, dont 2 cas ont été répertoriés au Luxembourg. Aucun cas de diphtérie, de rougeole, ou de polio n'a été détecté. En revanche, le Grand-Duché comptait 61 cas de pneumocoques. Le directeur de la Santé déplore un scepticisme grandissant de la population face aux vaccins, malgré un taux de vaccination correct chez les enfants. Il explique ce phénomène par 2 raisons: la confiance en la science diminue et le succès du vaccin. Comme une maladie n'est plus présente, certaines personnes pensent qu'il ne faut plus se faire vacciner.

Les responsables de la Santé ont également l'impression que le nombre de maladies sexuellement transmissibles comme la chlamydia ou la gonorrhée est en hausse. Il est en revanche impossible d'évaluer correctement la situation car les données des années passées ne vont pas dans ce sens. Une chose est sûre, 1.530 cas de chlamydia et 476 cas de gonorrhée ont été enregistrés en 2022 au Luxembourg. Une campagne promouvant l'utilisation de préservatifs a d'ailleurs récemment été lancée dans cette optique, car l'impression est la même pour le VIH, avec une légèrement augmentation des cas. Une analyse plus approfondie sera réalisée avec le comité Sida.

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