
C’est pour cette raison qu’un nouveau système d’alerte et d’information à la population a été élaboré ces dernières années. Le système LU-Alert, basé sur le principe “Early Warning – Early Action” a été lancé jeudi par le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden.
Il existe différents niveaux d’alerte, de jaune à mauve, ainsi que différents canaux pour atteindre toute la population. Le niveau de vigilance jaune signifie qu’il y a un faible risque de danger potentiel, c’est-à-dire que la situation n’est pas encore aussi grave. Le niveau de vigilance orange indique un risque moyen. Le rouge est celui de vigilance absolue, synonyme de risque élevé. C’est par exemple le cas de figure des inondations de 2021. La nouveauté par rapport au système précédent (GouvAlert) est l’introduction d’un niveau mauve pour “danger imminent”, c’est une alerte nécessitant une action immédiate. Par exemple, l’émission de gaz toxiques avec l’appel aux résidents de fermer leurs fenêtres.
Le niveau vert est celui des messages d’information, lorsqu’il n’existe pas de risque. Il est utilisé, par exemple, pour les rappels de produit.

Pour les différents niveaux d’alerte, différents canaux sont utilisés pour atteindre les personnes. Par exemple, des SMS peuvent être envoyés pour les niveaux rouge et orange.
La diffusion cellulaire (“Cell broadcast”) n’est pas à proprement parler une nouvelle technologie, mais c’est une nouveauté au Luxembourg. Il s’agit d’un message qui est envoyé directement sur le téléphone mobile, mais pas par SMS, mais bien parce que le téléphone mobile se trouve dans une certaine zone géographique. Le téléphone portable émet alors simplement un bruit fort (même s’il est en mode silencieux), vibre et la lampe de poche se met à clignoter, il est donc évident qu’il faut faire quelque chose, explique Christine Bastian, chargée d’études à la Direction générale de la Sécurité civile. Vous disposez uniquement de la diffusion cellulaire si vous avez un smartphone, avec ses dernières mises à jour.
La plupart d’entre nous ont évidemment un smartphone, mais il s’agit aussi d’atteindre des personnes moins adeptes du numérique. En plus des sirènes, s’il le faut vraiment, des camions de pompiers et des voitures de police équipés de sirènes et de mégaphones, parcourront les rues des villages, explique le directeur général de la Sécurité civile au ministère des Affaires intérieures, Alain Becker. De plus, il n’est pas interdit aux résidents d’aller frapper à la porte de leurs voisins âgés pour s’assurer qu’ils sont informés.
Le système lancé ce jeudi, fonctionne en plusieurs langues. Son lancement sera accompagné d’une semaine de tests, qui se déroulera du 17 au 25 octobre, pour vérifier les fonctionnalités techniques du système en conditions réelles. Par ailleurs, la stratégie de tests sera maintenue, avec les tests mensuels réalisés chaque premier lundi du mois, soit par SMS soit via l’application. Il en sera de même pour les sirènes. Car les responsables n’en ont pas fini avec le système, ils attendent les premiers feedbacks des résidents.
Le ministère des Affaire intérieures va lancer une grande campagne de communication et envoyer une circulaire aux communes afin d’informer les citoyens.
