
Jeudi, le ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch, le ministre de l'Aménagement du territoire, Claude Turmes, la ministre de l'Environnement, Joëlle Welfring, le bourgmestre d'Esch-sur-Alzette, Georges Mischo, et la bourgmestre de Sanem, Simone Asselborn-Bintz ainsi que le cabinet d'urbanisme Agora, ont présenté le nouveau concept de mobilité et d'espace public pour le site de Belval.
Sur le site de Belval, la voiture dispose actuellement de dix fois plus d'espace que les transports en commun. Dans les dix années qui viennent, ce ratio devrait passer à 1/1 avec une liaison par tram, bus et vélo vers Esch et vers Sanem. Ce réaménagement implique évidemment de gros travaux, qui seront organisés étape par étape, explique Alexandre Londot, directeur opérationnel d'Agora:
"Déjà aujourd'hui on va inaugurer la pop-up bike lane, donc il y a une piste cyclable provisoire sécurisée, qui va permettre de faire la jonction entre le véloducte et le chemin le long de la Waassertrap et puis après on va progressivement faire les travaux d'abord pour le CHNS (couloir à haut niveau de services) en 2028 et puis le tram pour 2035."
En plus des infrastructures pour le bus, le vélo, les piétons et le tram, davantage d'arbres seront plantés et des espaces verts créés. Aucun chiffre n'a été cité jeudi sur leur nombre. Il existe aussi des contraintes liées à la pollution sur l'ancien site industriel. Ce nouveau concept de mobilité devrait entraîner une meilleure qualité de l'air, selon la ministre de l'Environnement, Joëlle Welfring:
"Nous avons vu cela aussi à Luxembourg-ville, avec l'introduction du tramway dans l'avenue de la Gare. Il était arrivé un moment où nous étions vraiment en infraction, très loin en Europe, la Commission insistait, qu'il fallait absolument faire quelque chose, (...) et nous avons maintenant une situation de qualité de l'air complètement améliorée."
La voiture ne disparaîtra pas tout à fait. Un système de carsharing et des stations de charge pour véhicules électriques sont prévus.