
Le jour de l'accident, le prévenu s'était soudain déporté sur la voie opposée et était allé emboutir le véhicule qui arrivait en face. Trois personnes présentes dans ce véhicule avaient été blessées, dont la future victime. Les jours suivants, cette dernière avait souffert de graves complications qui avaient entraîné son décès à l'âge de 78 ans, cinq jours après l'accident.
Selon le médecin légiste, il y avait un lien de causalité entre l'accident et le décès du conducteur. Par ailleurs, un expert technique n'a pu confirmer les propos de l'accusé, selon lesquels son volant se serait soudain bloqué, ce qui aurait provoqué l'accident. A la fin de l'audience, le prévenu a déclaré qu'il était désolé de ce qui s'était passé, il le regrettait vraiment et souhaitait s'excuser auprès de la famille de la victime.
Un peu plus tôt, Maître Gabbana, l'avocate des parties civiles, avait réclamé 350.000 euros de dommages et intérêts pour l'épouse, la petite-fille et les deux filles de la victime. L'avocate a aussi demandé une expertise.
Maître Karp, l'avocat de l'accusé, a souligné que dans cet accident, il n'était question ni d'alcool, ni de drogue, ni de téléphone au volant. Et comme il n'y avait pas de préméditation, il ne pouvait y avoir de prison ferme. Seule une peine avec sursis ou sursis probatoire était envisageable.
C'est d'ailleurs dans ce sens qu'est allé le représentant du parquet en requérant trois mois de prison avec sursis, une amende et une interdiction de conduire de deux ans. L'accusé était seul responsable de l'accident, sans avoir voulu la mort de la victime. A l'hôpital, les lésions de la victime avaient provoqué des problèmes à l'intestin, ce qui avait entraîné une défaillance multiviscérale. L'accusé est resté sur sa version, à savoir qu'un défaut technique à la voiture avait causé l'accident. Pour le substitut, l'origine de l'accident serait plutôt une erreur du conducteur ou un bref endormissement.
Le verdict est attendu le 29 octobre.