Formation des cadres de l'arméeUn exercice militaire sur terrain civil à Kehlen et dans ses environs

Claude Zeimetz
traduit pour RTL Infos
Une trentaine de femmes et d’hommes passent actuellement deux nuits dans la commune de Kehlen et ses environs pour un exercice militaire sur terrain civil. Leur mission principale : la reconnaissance à pied.
Des soldats lors d’un exercice au début du mois de janvier 2026 dans une forêt au Luxembourg.
Des soldats lors d’un exercice au début du mois de janvier 2026 dans une forêt au Luxembourg.
© Domingos Oliveira

Ils ont choisi de véritables nuits d’hiver. Dans le cadre de la formation des cadres de l’armée, une trentaine de femmes et d’hommes passent actuellement deux nuits dans la commune de Kehlen et ses environs pour un exercice militaire sur terrain civil. La mission principale des futurs officiers et sous-officiers : la reconnaissance à pied. Mercredi matin, une équipe de RTL a tiré un premier bilan avec le directeur de l’exercice au centre militaire Härebierg.

Et après une première nuit sous des températures largement négatives, ce bilan est jugé plutôt positif par l’instructeur Max Welfringer : “Ils n’ont pas beaucoup dormi jusqu’à présent, malheureusement pour eux. Mais nos femmes et nos hommes ont travaillé toute la nuit. Cela signifie qu’ils ont eu une phase de briefing de 14h à 18h-19h, puis à 19h ils sont sortis, ils ont travaillé sur le terrain, et les derniers sont revenus à la caserne à 7h. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, mais la courbe d’apprentissage progresse. Et c’est tout ce que nous souhaitons.” L’objectif absolu est une formation de haute qualité, notamment en perspective des objectifs plus exigeants de l’OTAN.

Des soldats lors d’un exercice au début du mois de janvier 2026 dans une forêt au Luxembourg.
Des soldats lors d’un exercice au début du mois de janvier 2026 dans une forêt au Luxembourg.
© Domingos Oliveira

En plus des entraînements militaires, les futurs soldats sortent aussi régulièrement en civil dans le cadre de leur formation. Souvent en Belgique, mais aussi au Luxembourg. En moyenne, environ une semaine par mois : “Tout le monde ne s’en rend pas toujours compte, car l’empreinte de ces exercices n’est pas toujours la même. Cela signifie qu’il peut s’agir une fois de 12 véhicules de type Dingo qui traversent une localité, mais cela peut aussi être 30 personnes qui s’aventurent la nuit sur des chemins de VTT, pendant que les autres préfèrent rester assis devant la télévision. Ce que je peux très bien comprendre.

Exercice militaire de l'armée sur terrain civil à Kehlen
Dans le cadre de la formation des cadres de l’armée, une trentaine de femmes et d’hommes passent actuellement deux nuits dans les environs de Kehlen pour un exercice militaire sur terrain civil.

Des drones ont également été utilisés lors de cet exercice. Des drones qui jouent un rôle accru, notamment dans la guerre en Ukraine. Pour le Luxembourg, ce n’est toutefois pas une nouveauté : “Nous avions déjà des drones lors des engagements précédents. Lorsque nous étions au Mali et même au Kosovo, nous avions déjà des drones. Et nous profitons maintenant de l’expertise acquise par ces personnes pour la transmettre à la prochaine génération et l’intégrer de manière permanente.” En raison de la situation géopolitique, les militaires simulent désormais davantage comment se protéger efficacement contre les drones et se camoufler correctement. En clair : être encore plus vigilant pour ne pas être repéré. Le contexte international joue depuis longtemps un rôle important dans la formation, qui est bien sûr adaptée en permanence, selon Max Welfringer.

Mercredi soir à 20h, ils repartiront dans la neige. Auparavant, les futurs officiers et sous-officiers auront pu se réchauffer un peu et récupérer.

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