
Après une crise telle que celle du Covid, il faut faire un inventaire de la situation budgétaire de l'Etat et des communes. Sans bouleverser fondamentalement le système fiscal luxembourgeois, il faudra cependant serrer quelques vis, écrit l'ancien directeur de l'Administration des Contributions, Guy Heintz, dans un livre publié par la Fondation Robert Krieps, proche du LSAP. Un ouvrage dans lequel une douzaine d'auteurs présentent leurs "éléments clés pour une future réforme" [fiscale].

Guy Heintz écrit que, si de nouvelles recettes sont nécessaires après la crise, une série de mesures devraient être décidées en priorité: tout d'abord, l'administration fiscale devrait avoir accès aux données des banques. Ensuite les plus-values sur les parts dans les fonds d'investissement, devraient être imposées. L'exemption sur les dividendes devrait être abaissée de 50 à 40% et l'amortissement accéléré sur la location de biens immobiliers devrait être supprimé, tout comme le régime de faveur de la prime participative.
Enfin, l'ex-directeur de l'Administration des Contributions propose la réintroduction de l'impôt sur la fortune pour les particuliers, au cas où de nouvelles recettes fiscales seraient nécessaires après la crise.