
L’accord final, "qui entérinera une garantie d’emploi pour les salariés d’ArcelorMittal et le maintien des sites et des structures sidérurgiques au Luxembourg pour une durée de cinq ans (2021-2025), sera rédigé en début d’année prochaine" annonce l'OGBL.
Pour rappel, "cette tripartite est la conséquence directe de la décision de la direction d’ArcelorMittal de procéder à un projet d’économies visant à améliorer la rentabilité de l’entreprise, derrière lequel se cache toutefois un plan de restructuration ayant pour conséquence de réduire 15% des effectifs" écrit l'OGBL. Qui détaille: "ceci correspond à la suppression de 536 postes (sur 3514) à plein temps sur les différents sites du pays, incluant Differdange, Dommeldange, Esch-Belval, Rodange, l’Administration (Luxembourg et Esch-sur-Alzette) et Bissen."
"La suppression des postes aura pour conséquence de créer un sureffectif tout au long de la durée de l’accord. À côté des départs naturels projetés (retraites, préretraites postées et autres départs), les parties ont convenu de recourir à des préretraites ajustement. Selon les estimations, près de 240 salariés pourront bénéficier d’un départ avancé pour ainsi atténuer les effets du plan de restructuration. Ceci englobe pour l’instant tous les salariés nés en ou avant 1964. Ces derniers pourront y recourir tout au long de l’accord. Les années subséquentes pourront éventuellement aussi être considérées, si les partenaires sociaux s’accordent et sous condition d’être validées par les instances compétentes".
"Parallèlement, tous les salariés ayant perdu leur poste de travail seront intégrés dans la nouvelle cellule de reclassement (CDR). Bien qu’ayant fait ses preuves par le passé, l’OGBL a plaidé pour la mise en place d’une «CDR 2.0» ayant pour objectif d’accompagner les salariés en vue de les réaffecter à un poste pérenne le plus rapidement possible. Selon ArcelorMittal, près de 280 salariés pourront potentiellement la rejoindre. Les partenaires sociaux ont convenu de recourir à tous les instruments mis à dispositions : missions temporaires, prêt temporaire de main-d’œuvre, formation continue et autres, afin d’éviter le recours au chômage partiel. Il est évident que les salariés en CDR seront également prioritaires lors de remplacements suite à des départs."
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