
Ce mardi 2 janvier, un Airbus A350 de la compagnie Japan Airlines a percuté peu après son atterrissage un autre avion qui se trouvait sur la piste de l'aéroport Haneda de Tokyo. Le crash a coûté la vie à cinq personnes qui étaient à bord de l'avion des garde-côtes japonais. Les 379 passagers de l'avion de ligne s'en sont sortis sans blessures graves.
En ce qui concerne les circonstances de l'accident, les spéculations vont bon train et les investigations viennent de commencer. Il semble toutefois que les faits auraient pour origine une défaillance humaine. D'après les transcriptions des échanges radio de la tour de contrôle, l'avion de ligne avait l'autorisation d'atterrir et il avait été indiqué au petit avion des garde-côtes d'attendre à un endroit situé à côté de la piste d'atterrissage. Ce dernier n'aurait donc pas dû se trouver sur la piste à ce moment-là.
L'enquête devrait fournir des détails supplémentaires.
Un seul avion est toujours autorisé sur la piste d'atterrissage ou de décollage. Cela fait l'objet d'une surveillance de la tour de contrôle via un certain nombre de procédures. Il existe des prescriptions européennes mais aussi internationales qui déterminent l’ensemble du processus. Et la communication reste également extrêmement simple, afin d’éviter tout malentendu. Un incident tel qu'il s'est produit au Japon, est très improbable mais pas impossible, selon Dirk Becker, secrétaire général de l'Association luxembourgeoise des pilotes de ligne (A.L.P.L).
Si un véhicule ou un avion se trouve sur la piste alors qu'un avion atterrit, il reste toujours la possibilité que le pilote l'aperçoive. Cela dépend toutefois des conditions météorologiques. Par beau temps et de jour, le pilote peut, dans un tel cas, redécoller. Il s'agit d'une procédure sur laquelle les pilotes s'entraînent lors de leur formation et des exercices.
Les pilotes formés doivent en effet suivre chaque année des cours de remise à niveau. Les pilotes passent 16 heures par an dans le simulateur de vol et testent des situations exceptionnelles en cas d'urgence.
Si un incident ou un accident se produit sur la piste du Findel, le CGDIS n'est jamais loin. La caserne du Findel est occupée en permanence par des pompiers professionnels qui, en plus de leur formation normale, ont également suivi une formation spéciale. Trois camions de pompiers spécialisés y sont disponibles, qui peuvent apporter sur place 10 fois plus d'eau que les véhicules normaux. Ils peuvent également rouler plus vite. Entre le déclenchement de l'alerte et leur arrivée sur les lieux, les pompiers doivent avoir besoin au maximum de trois minutes.
Trois pompiers peuvent prendre place dans un véhicule. Les camions peuvent cependant même être utilisés par un seul pompier à l'aide d'une manette. Les pompiers effectuent régulièrement des exercices et tous les deux ans a lieu un exercice "grandeur nature", où une situation d'urgence est évaluée et un appareil entier est évacué. Le système d'alarme et les sirènes sont testés chaque jour.
Si la situation devait s'aggraver, des renforts arriveraient de Niederanven, Sandweiler et Luxembourg-Ville. Il n'y a donc aucune raison de paniquer. Et comme l'a dit Dirk Becker, un pilote toujours en activité auprès d'une compagnie aérienne luxembourgeoise, un accident comme celui qui est arrivé au Japon, est hautement improbable.