
Voilà ce qu'a déclaré sur RTL la ministre de la Justice, Elisabeth Margue, après l'adoption mardi par les Etats membres de l'UE d'une loi qui crée un cadre légal pour l'intelligence artificielle.
Avec cette loi, l’Union européenne a une longueur d’avance en matière de règles plus strictes dans le domaine de l’intelligence artificielle et pourrait établir des normes globales pour la réglementation de l’IA. La ministre Elisabeth Margue à propos de la loi sur l'intelligence artificielle:
"L’objectif est de promouvoir l’innovation dans ce domaine, de positionner les Européens comme précurseurs et en même temps de garantir que les droits de l’homme sont pleinement respectés à tout moment. L’idée est d’accompagner positivement ce processus et de limiter les conséquences négatives éventuelles du développement de l'intelligence artificielle, afin de créer ainsi une confiance pour les utilisateurs et pour le développement de ses applications."
Certaines applications qui enfreignent les valeurs de l'UE sont totalement interdites.
Cela inclut, par exemple, l'évaluation du comportement social, ce que l'on appelle le "social scoring". En Chine, avec le système de crédit social, les gens sont répartis en catégories comportementales.
Dans l’UE, il ne pourra pas y avoir non plus de reconnaissance des émotions sur le lieu de travail et il est stipulé que les textes, sons et images produits avec l’intelligence artificielle devront être signalés.
De telles règles, telles que celles dont s'est dotée l'UE, sont réclamées par de nombreux gouvernements et militants et cette réglementation fait également l'objet d'un sommet à Séoul, en Corée du Sud. Plus d'une douzaine de grandes entreprises spécialisées dans ce domaine y sont actuellement réunies. Elles s'engagent à publier quels risques de l’intelligence artificielle sont tabous pour elles et ce qu’elles comptent faire pour les prévenir.