
Le taux de déclaration varie selon le type et la gravité de l’incident, selon plusieurs caractéristiques sociodémographiques de la victime, comme le sexe, mais aussi selon des éléments plus subjectifs liés notamment au sentiment de sécurité de la personne.
Les faits qui sont le moins signalés à la Police concernent les utilisations frauduleuses de coordonnées bancaires. Ce résultat doit cependant être nuancé car près de 70% des victimes de ces délits les dénoncent à une institution financière, par exemple leur banque. Le taux de non-déclaration varie ensuite de 11% pour les vols de véhicule à 23% pour les cambriolages ou les tentatives de cambriolage de la résidence principale pour finalement atteindre 38% pour les vols avec violence contre les personnes, 41% pour les vols dans ou sur une voiture et 46% pour les vols sans violence. Le taux de non-déclaration à la Police varie donc sensiblement en fonction du type d’incident.
Parmi les victimes de vols avec violence âgées de moins de 30 ans, 42% ne se sont pas manifestées auprès de la Police, contre 38% pour l’ensemble de la population.
Pour les victimes de vols sans violence, ce sont 56% des victimes de moins
de 30 ans qui n’ont pas déclaré l’incident, contre 46% pour l’ensemble des victimes. Lorsqu’on examine les résultats pour les hommes et les femmes, on voit que les femmes tendent à déclarer davantage les faits de vols avec violence à leur encontre que les hommes.
La non-déclaration touche davantage les personnes nées au Luxembourg que celles nées à l’étranger: pour les premiers, 43% des victimes de vols avec violence n’ont pas rapporté l’incident à la Police, contre 30% pour les derniers.
L’écart est beaucoup plus réduit pour les vols sans violence, avec un taux de non-déclaration de 47% pour les victimes nées au Luxembourg et 44% pour celles qui sont nées à l’étranger. On peut noter que pour les personnes qui ont vu le jour à l’étranger, l’incident est plus souvent déclaré via d’autres sources ou des connaissances de la victime.
Si la victime a déjà été en contact avec la Police avant l'incident, cela peut augmenter les chances qu'elle se présente aux forces de l'ordre.
Les personnes qui déclarent éprouver un sentiment d’insécurité lorsqu’elles se promènent la nuit dans leur quartier ont également tendance à déclarer davantage les incidents dont elles sont victimes. Cela concerne surtout les vols avec violence.
Enfin, les personnes qui ont une perception positive de la vidéosurveillance comme moyen d’améliorer la sécurité ont également tendance à déclarer davantage les incidents, notamment les cambriolages.