
La querelle à ce sujet se poursuit à Schifflange après que le conseiller communal Admir Civovic, qui avait être élu en juin sous la bannière "déi Lénk", ait quitté le parti avec quatre autres anciens candidats. Il a depuis repris sa carte au LSAP, un parti dont il était membre, mais qu'il avait abandonné avant les élections pour se présenter sur la liste de déi Lénk.
La Gauche n'exclut en tout cas plus un recours devant le tribunal administratif.
Peu après les élections communales, le conseiller Admir Civovic et plusieurs autres membres de la section locale de déi Lénk, ont tourné le dos au parti.
Un départ qu'ils justifient notamment par une mauvaise ambiance, de la jalousie et une absence de communication au sein de la section locale du parti.
Cette dernière a réagi: "Il n'y a pas eu beaucoup de communication, parce que Monsieur Civovic a surtout brillé par son absence", selon Raoul Albonetti, membre de cette section locale.
La position de la Gauche est claire: le siège au conseil communal et la représentation au sein des commissions consultatives appartiennent au parti et pas aux cinq personnes qui n'en sont plus membres.
En ce qui concerne les commissions consultatives, la législation n'est pas si claire, selon le bourgmestre CSV de Schifflange, Paul Weimerskirsch. C'est pourquoi ce dernier a interrogé sur ce point les juristes du ministère de l'Intérieur, qui lui ont fait cette réponse: "Les postes qui ont été attribués par vote dans les commissions, n'ont pas été déclarés vacants. Par conséquent ils restent aux personnes à qui ils avaient été attribués par le conseil communal avant leur départ du parti."
Paul Weimerskirch a toutefois un avis personnel sur tout cela: "Mes connaissances démocratiques me disent que c'est quelque-chose qui ne se fait pas."
C'est pourquoi il recommande à déi Lénk de transmettre le dossier au tribunal administratif. C'est précisément ce qu'envisage le parti, car il a une interprétation de la législation différente de celle du ministère de l'Intérieur. Marc Baum: "Notre lecture est claire. Si nous avons le droit de proposer des personnes pour siéger au sein des commissions, nous avons aussi le droit de les révoquer. Et cela, s'il le faut, nous le ferons valoir devant le tribunal administratif."
Admir Civovic et les représentants élus dans les commissions consultatives, qui ont quitté déi Lénk, s'en tiennent à l'interprétation du ministère de l'Intérieur et ne veulent pas démissionner:
"Nous voulons travailler de manière constructive au sein de ces commissions. On ne peut pas nous forcer à quoi que ce soit. La semaine dernière, nous avons reçu dans nos boîtes des lettres types de démission envoyées par la section déi Lénk de Schifflange. Nous n'avons absolument pas compris pourquoi nous devrions faire cela."
A ce jour, Admir Civovic n'a pas rejoint un autre parti. Il siège au conseil communal de Schifflange en tant qu'élu indépendant.