
L'Etat dispose actuellement d'un parc automobile qui compte environ 2.300 véhicules de service, camions et camionnettes. Parmi ceux-ci, seuls 300 sont électriques ou hybrides, de sorte que l'Etat luxembourgeois roule toujours à 88% à l'essence ou au diesel.
Ces nombreux véhicules coûtent beaucoup d'argent à l'Etat. Les coûts d'exploitation du parc existant et d'achat de nouveaux véhicules ont atteint près de 23 millions d'euros en 2023 pour 25 ministères et administrations.
Chaque année, l'Etat met aussi en vente d'anciens véhicules. L'année dernière, il en a vendu à peu près 150, qui avaient en moyenne 13 années de service.
En 2023, 180 véhicules de service ont été nouvellement immatriculés, dont environ un tiers sont 100 % électriques. Le parc automobile des membres du gouvernement compte 15 voitures, dont 13 hybrides, une voiture à essence et une voiture 100% électrique. Si la flotte automobile du gouvernement ne comprend qu'une seule voiture électrique, c'est notamment pour des raisons de sécurité.
Pour l'achat de leur voiture, les ministres disposent d'une enveloppe budgétaire de 95.000 euros pour une hybride et de 100.000 euros pour une 100% électrique. Pour le Premier ministre, Luc Frieden, et pour le ministre des Affaires étrangères, Xavier Bettel, le seuil est de 117.000 euros pour une hybride et de 122.000 pour une 100% électrique.
Ces précisions sur le parc automobile de l'Etat sont fournies par la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, en réponse à une question parlementaire du député pirate Marc Goergen.