
Pour Stéphane Bern, la vie du Grand-Duc Jean est intimement lié à la sienne "Je suis né en 1963, et il est monté sur le trône le 12 novembre 1964, je l'ai donc toujours connu comme mon souverain", explique le journaliste et chroniqueur au micro de RTL 5minutes.
Il avait rencontré le Grand-Duc Jean pour la première fois en 1989 pour ses 25 ans de règne au château de Colmar-Berg.
Il se souvient de "sa courtoisie, sa gentillesse, sa bienveillance, sa curiosité pour tout et pour tous", mais surtout il rappelle que "le héros de mon enfance était celui d'un pays. Il était un des seuls chefs d'état à avoir participé au Débarquement de Normandie et à avoir libéré son pays le 10 septembre 1944."
Stéphane Bern se remémore aussi la visite d'État de François Mitterrand où le Grand-Duc l'a présenté comme à moitié luxembourgeois, "sa meilleure moitié".
Stéphane Bern analyse les années de règne du Grand-Duc Jean en montrant qu'il "a accompagné la transformation du Grand-Duché d'une puissance industrielle à un pays du tertiaire."
Il note encore que le Grand-Duc "a été un grand Européen qui plaçait le Luxembourg au cœur de l'Europe. C'était un véritable gentilhomme européen."
Après son abdication, le Grand-Duc Jean s'est consacré à sa famille "avec 21 petits-enfants et 15 arrière-petits-enfants".
Stéphane Bern rappelle aussi le soutien que le Grand-Duc Jean apportait à sa belle-fille, notamment récemment dans son engagement pour les femmes victimes de viol en période de guerre.
Stéphane Bern retiendra "un homme affable, avec un sens de l'humour. Un héros qui faisait mine de ne pas le savoir."
Il souligne "une modestie, une courtoisie et une ponctualité" qui ne se sont jamais démenties.