
Une baisse de 34% est constatée au niveau de l'occupation des lits en soins intensifs. En conséquence, les hôpitaux ont obtenu mardi le feu vert pour passer de la phase 4 à la phase 3. Cela signifie que des interventions qui ne relèvent pas de l'urgence absolue, peuvent à nouveau être programmées. La prudence est toutefois de mise, la pression reste élevée.
Au Kirchberg, 10 des 14 lits Covid de soins intensifs sont toujours occupés. Une prise en charge qui réclame beaucoup de personnel. Mardi matin, 38 patients Covid confirmés étaient hospitalisés au Kirchberg. Mais les chiffres peuvent rapidement repartir à la hausse. La nouvelle variante britannique du virus, plus contagieuse, préoccupe particulièrement le Docteur Philippe Turk. Combinée au temps hivernal, elle pourrait conduire à une troisième vague en février, craint le Coordinateur des hôpitaux au sein de la cellule de crise Covid.
Le fait est que de nombreux patients souffrant d'autres pathologies n'ont pas pu être pris en charge pendant la deuxième vague. Entre 20 et 50% des activités normales à l'hôpital ont dû être reportées d'un moment à l'autre. Les chimiothérapies, les dialyses et les actes de chirurgie oncologique ont cependant été maintenus, explique le Docteur Claude Braun, directeur médical des Hôpitaux Robert Schuman.
Des interventions ambulatoires en ophtalmologie, en dermatologie ou encore aux mains, ont été maintenues dans cet hôpital pendant la deuxième vague. Les cabinets médicaux sont également restés ouverts, afin de contenir les dégâts sanitaires collatéraux à un niveau aussi bas que possible.
A présent, des interventions et des opérations moins urgentes vont à nouveau pouvoir être programmées. Les hôpitaux doivent estimer ce qui est possible en fonction de leurs capacités, selon le Docteur Turk. On ne peut pas programmer au-delà de deux à trois semaines, parce qu'on ignore ce qui va arriver. Tant au niveau politique qu'en ce qui concerne l'évolution de la pandémie.
La campagne de vaccination contre le Covid représente un autre défi pour le secteur. Elle doit commencer dans les prochaines semaines au sein des hôpitaux qui vont vacciner leur personnel en interne. Selon une enquête menée sur base volontaire auprès de leur personnel par les Hôpitaux Robert Schuman, 60% des participants ont déclaré vouloir se faire vacciner. Beaucoup de collaborateurs hésitent encore.
Le reportage en langue luxembourgeoise: