A ce moment-là déjà, le Grand-Duc s'était adressé à la population luxembourgeoise. Le message était que notre pays était dans une situation exceptionnelle, tant sur le plan humain que sur le plan social, plus rien ne ressemblait à ce à quoi nous étions habitués. Là aussi, il y avait un appel à la solidarité.
Huit mois plus tard, la situation est pareille. Pas de confinement, mais des règles plus strictes pour endiguer la propagation du coronavirus au Luxembourg. Le nombre de nouvelles infections explose, et pas seulement au Grand-Duché.
Ce qui préoccupe particulièrement le Grand-Duc dans cette "deuxième grande vague", c'est le nombre d'infections dans les hôpitaux, chez ceux qui prennent soin de notre santé et interviennent au quotidien.
Chers concitoyens,
En ces temps difficiles, il m’importe de partager ces quelques réflexions avec vous.
Comme vous le savez tous, le nombre d’infections au Coronavirus a de nouveau augmenté de façon massive au cours des derniers jours. En Europe et à travers le monde.
Le Luxembourg n’a pas été épargné par cette deuxième vague importante. Ce qui me préoccupe particulièrement est le fait qu’il y ait eu des infections au sein des hôpitaux, où du personnel a été infecté. A ceci s’ajoute la nouvelle qu’il y a en même temps une recrudescence d’infections dans les maisons de retraite et de soins.
A cause de cette nouvelle hausse d’infections, la situation dans le secteur de la santé est tendue. Tout le personnel médical prodigue un travail extraordinaire. Ils font tout leur possible pour garantir une prise en charge optimale.
Mais il importe aussi que tout un chacun qui habite, vit ou travaille au Luxembourg, apporte son aide pour endiguer à nouveau la propagation du virus.
Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de nos proches, et en particulier vis-à-vis des personnes vulnérables et âgées.
La solidarité et le respect nous imposent de nous conformer aux règles. Nous le devons non seulement à nos semblables, mais aussi aux infirmier(e)s, aux médecins, aux aide-soignant(e)s et à tout le personnel des hôpitaux.
Les restrictions qui limitent notre vie quotidienne et nos libertés sont des mesures exceptionnelles qui ne se prennent pas à la légère. Mais elles sont actuellement nécessaires et adaptées dans la lutte contre la pandémie.
Ainsi il est indispensable de limiter au strict minimum les contacts sociaux. Ce sont en fait les petits gestes qui pourront avoir un impact important.
Je compte sur la solidarité de vous tous, afin que nous puissions maîtriser au mieux cette deuxième vague.
Il faut agir maintenant. Seulement ensemble, nous parviendrons à surmonter cette épreuve.