
Une pagaille totale, des passagers entassés dans le hall, des retards sur les vols... Le vendredi 10 mai a été chaotique au Findel.
Ce jour-là, plus de 800 passagers avaient dû être contrôlés une deuxième fois. La faute à un portique de sécurité qui n'était pas sous tension lors du passage de certains. Douze personnes avaient ainsi pu passer le détecteur de métaux sans être véritablement contrôlées. La remise en route et le scan de tous les passagers présents avaient provoqué l'annulation de dix vols et le retard de 43 autres.
L'aéroport avait reconnu plus tard être responsable de l'incident. Un défaut provoqué la nuit précédente, par erreur, lorsque le personnel d'entretien de l'aéroport avait malencontreusement débranché l'appareil.
Plusieurs clients avaient finalement décidé d'adresser une réclamation à leur compagnie aérienne pour obtenir un remboursement. Un droit protégé par un règlement européen accordant un dédommagement compris entre 250 et 600€ pour une annulation ou un retard de plus de trois heures.
À ce sujet, la compagnie Luxair avait, par exemple, fait valoir les circonstances "inhabituelles" du retard afin d'écarter tout dédommagement possible pour les clients. Quand bien même elle aurait pu être indemnisée ensuite par l'aéroport.
Selon les associations de protection des consommateurs, il est possible qu'un remboursement ne soit possible qu'en décidant de déposer une plainte contre l'aéroport. Avec donc un passage au tribunal et des chances de victoires qui seraient évaluées au cas par cas.