
Chocolat, café, bananes : presque tout le monde au Luxembourg reconnaît ces produits issus du commerce équitable et arborant le logo Fairtrade. En effet, 96 % des résidents luxembourgeois connaissent Fairtrade et 94 % reconnaissent le label lorsqu’ils le voient. "Notre crédibilité est extrêmement élevée", se réjouit Jean‑Louis Zeien, président de Fairtrade Luxembourg.
Mais quelle est l’attitude des consommateurs face à ces produits en période d’incertitude économique et de hausse des prix ? C’est la question à laquelle Fairtrade a voulu répondre en commandant à Ilres, une enquête représentative. 1.037 personnes âgées de plus de 16 ans y ont participé et les résultats satisfont les responsables.
"L’inflation et la pression sur le pouvoir d’achat n’ont pas conduit, ces dernières années, à une baisse de la consommation équitable au Luxembourg. Les chiffres de l’enquête le montrent de manière très claire : ils sont même en hausse", souligne Jean‑Louis Zeien.
Ainsi, 77 % des personnes interrogées estiment qu’il est "logique" de consommer des produits issus du commerce équitable. Un tiers déclarent par ailleurs avoir "envie" de produits équitables et durables.
Mais même si l’envie est grande ou si cela paraît logique à la plupart, tout le monde ne consomme pas pour autant des produits Fairtrade.
"Pourquoi ? Parce que les consommateurs restent fondamentalement attachés à leurs marques, parce que le facteur prix joue parfois un rôle, ou encore en raison d’une méfiance générale à l’égard des labels en tant que tels", explique le président de Fairtrade Luxembourg.
Jean‑Louis Zeien assure toutefois que l’organisation entend travailler sur l’ensemble de ces points. L’attitude et le comportement d’achat effectif restent deux choses distinctes.
L’idée de fond demeure néanmoins clairement ancrée au Luxembourg, à savoir que par leurs choix de consommation, les consommateurs peuvent faire une différence, y compris pour les personnes vivant dans les pays de production, qui sont directement concernées.