
Au Luxembourg, une réponse parlementaire indique que 42.840 personnes se sont déclarées favorables au don d'organes sur la plateforme eSanté, qui compte 136.393 personnes vivantes ayant activé leur compte.
À ceux-là, il faut ajouter 70.591 personnes qui ont accepté le don d’organes "de manière passive", c'est-à-dire sans avoir pris la peine de préciser leurs souhaits.
En revanche, 22.962 usagers ont clairement signalé leur refus d'adhérer au registre du don d'organes.
Le Dossier de Soins partagés (DSP) permet aux usagers d'accepter ou de refuser de s'inscrire au registre des dons d'organes.
Tous ces chiffres ont été donnés par la ministre de la Santé Martine Deprez en réponse à une question parlementaire du député Mars Di Bartolomeo.
La loi luxembourgeoise prévoit que tout résident luxembourgeois est potentiellement considéré comme donneur d'organes, à moins qu'il n'ait précisé par écrit qu'il ne souhaite pas en faire don. Le ministère de la Santé s'est, du reste, fendu de la déclaration suivante :
"Depuis le 25 novembre 1982, le Grand-Duché de Luxembourg dispose d'une loi sur le prélèvement d'organes et de tissus humains. Elle a été publiée dans la revue Mémorial A le 3 décembre 1982. Selon cette loi, tout résident du Grand-Duché est un donneur potentiel d'organes, ce qui signifie que des organes et des tissus peuvent être prélevés après le décès de toute personne qui disposait de sa dernière résidence légale au Luxembourg et qui n'a pas, de son vivant, manifesté par écrit son refus à un tel prélèvement. Il existe donc une présomption de solidarité par laquelle on considère que, sans opposition de son vivant, chaque personne accepte de faire don de ses organes après son décès."
Plus de détails sont disponibles sur le site "protransplant.lu".