
L'Iran est un régime théocratique, un état policier, dit Jean Asselborn et la population vit dans ces conditions depuis 1979. Les jeunes qui descendent actuellement dans la rue ne sont pas des terroristes et ce n'est pas le "diable en Amérique" qui est à blâmer pour les manifestations, mais leur régime. "Les gens, surtout les femmes et les filles, ne veulent plus vivre ainsi", déclare le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères. Quand on voit les images, comment les autorités s'en prennent à la population là-bas, "c'est un état policier potentiel".
Les sanctions que vient de décider l'UE, ne suffisent pas, selon Jean Asselborn, pour entraîner des changements immédiats. Le premier train de sanctions a été décidé. Nous travaillons à un deuxième. La livraison à la Russie de drones kamikazes provenant d'Iran, pourrait aussi jouer un rôle quant à des sanctions supplémentaires.
Actuellement, il n'y a aucune véritable preuve que ces drones viennent également d'Iran. Cependant, il apparaît de plus en plus que ces drones viennent de là et que la Russie pourrait même obtenir une licence pour les construire elle-même. Pour l'instant, cependant, les sanctions contre l'Iran se concentrent sur la police spéciale.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba était également connecté à cette réunion. Pour la première fois, il se trouvait dans un bunker pour assister à distance à une telle réunion. Selon Jean Asselborn, Kuleba a dit très clairement que des drones, qui viendraient d'Iran, auraient explosé au-dessus de sa maison.
Concernant les armes nucléaires que la Russie pourrait utiliser, Jean Asselborn dit ne pas vouloir prendre part à de telles spéculations. La seule chose qu'il pourrait dire, c'est que les Américains et l'OTAN soulignent toujours qu'il n'y a pas de mouvement près des bombes nucléaires russes. Selon le ministre luxembourgeois, il faut tout faire pour éviter le recours aux armes nucléaires. Cela mettrait le monde dans une situation de chaos.
La diplomatie serait aussi une possibilité pour Jean Asselborn, mais le problème actuel est que le président Poutine veut certes négocier, mais seulement sous certaines conditions. Elles seraient que la Crimée ainsi que les quatre régions du Donbass restent russes et que tout le reste de l'Ukraine devrait absolument être un terrain neutre. "Sous ces conditions, on ne peut pas discuter", selon Jean Asselborn, qui craint qu'on n'avance pas sur le terrain diplomatique en ce moment. Si l'Ukraine continue à gagner du terrain et que la Russie continue à subir des pertes, le moment pourrait venir où la Russie devra s'asseoir à la table des négociations, espère Jean Asselborn.