Prix de l'environnement Première sortie officielle à la Fedil pour le nouveau ministre Serge Wilmes

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Mardi soir avait lieu la cérémonie de remise du Prix de l’Environnement 2023 de la FEDIL, en présence de Serge Wilmes, nouveau ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité.
© Jeannot Ries / RTL

Tous les regards étaient évidemment tournés vers le nouveau ministre lors de cette remise de prix. Celui qui vient d'entrer en fonction, ne pouvait pas annoncer de révolution pour le Luxembourg, toutefois le message de Serge Wilmes à la Fédération des industries luxembourgeoises a été clair: le gouvernement est prêt à les écouter.

"Nous le ferons tous ensemble, avec vous. Ce gouvernement est prêt à le faire. Vous pouvez compter sur nous", a dit Serge Wilmes dans son discours.

De son côté, la présidente de la FEDIL, Michèle Detaille, n'a pas mâché ses mots, notamment à propos du bilan de la politique industrielle nationale ces cinq dernières années:

"Aujourd’hui en Europe, l’empreinte carbone diminue. Ce serait une bonne nouvelle si cette évolution n’avait pas pour cause principale la désindustrialisation de notre continent. Si l’on regarde de plus près les cinq dernières années au Luxembourg, nous constatons l’absence de nouvelles implantations industrielles significatives."

Les revendications à l'intention du nouveau gouvernement sont clairement formulées. Pour redevenir attractif, le Luxembourg doit améliorer sa capacité à accueillir de nouvelles usines. Les unités de production existantes doivent être modernisées avec le soutien d'investissements publics et privés, notamment en ce qui concerne la décarbonation. Il faut rendre disponibles de nouveaux terrains, simplifier les procédures et les accélérer.

Rester compétitif: un défi en période de transition énergétique

En matière de transition énergétique, il est clair qu'au final, l'hydrogène jouera seulement un rôle marginal, alors que l'électricité représentera 60 à 70%. Et là, Michèle Detaille soutient que les prix ne sont pas compétitifs au Luxembourg. La présidente de la Fedil a fait ses comptes et elle ouvre la boîte de Pandore:

"De mi-2022 à mi-2023, on lit que le prix de fourniture intégré de l’électricité pour les gros consommateurs industriels en Allemagne est de deux fois supérieurs à celui pratiqué en France. Bien que les prix finaux de l’électricité en Allemagne ne soient pas directement comparables à ceux du Luxembourg, cette différence met en évidence le manque de compétitivité des prix allemands par rapport à ceux de la France. En outre, l’empreinte carbone de l’électricité allemande, notamment lors d’une journée type de novembre, peut être jusqu’à dix fois supérieure à celle de l’électricité française."

Aujourd'hui, le Luxembourg importe son électricité d'Allemagne. L'électricité française issue du nucléaire est toujours un sujet tabou.

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