
C'est une expérience amère que certains habitants ont vécu. Comme rapporté par le député Gusty Graas (DP), il "arrive parfois que des lettres du ministère de la Santé soient envoyées aux personnes décédées". Des maladresses survenues "même après plusieurs années" écrit-il. Pour le député, c'est une expérience "supplémentaire inutile et douloureuse" pour les proches des disparus.
Dans une réponse à une question parlementaire, la ministre de la Santé, Paulette Lenert, explique que ces envois ont "probablement" été réalisés dans le cadre de programmes de dépistage.
Or, ces invitations sont basées sur le registre national des personnes physiques, dont le ministère dit dépendre de la mise à jour. Lors d'une disparition, l'acte de décès est justement enregistré dans un registre communal avant de remonter au registre national.
D'après Paulette Lenert, l'envoi des invitations "est automatisé et se fait en général un mois à l'avance". Un délai qui peut conduire à adresser un courrier à une personne disparue. "Ces contretemps sont effectivement déplorables et il n'est nullement dans l'intention du ministère de la Santé d'aggraver le chagrin des familles traversant une période difficile suite à la perte d'un être cher" a écrit la ministre en guise d'excuses.