
Cette semaine, les stations-service du Luxembourg affichaient une nouvelle hausse du prix du diesel et une augmentation du prix de l'essence. Que ce soit le gazole ou le sans-plomb, le prix des carburants a nettement augmenté depuis le début de l'année: +23 centimes sur le diesel, +26 centimes sur l'essence 95.
Par rapport aux tarifs pratiqués il y a un an, le contraste est saisissant. Début juillet 2020, alors que l'épidémie de coronavirus avait mis à l'arrêt une partie de l'économie, le litre de diesel se vendait environ 0,95€. Et 1,06€ pour le litre d'essence 95.
Ce phénomène trouve sa principale explication dans le comportement des marchés: entre juillet 2020 et juillet 2021, le baril de Brent est passé de 43 à 77$, de 40 à 75$ pour le WTI.
Plus récemment - et en-dehors des taxes imposés par le gouvernement depuis le 1er janvier - c'est la baisse de production décidée il y a plusieurs mois par l'Opep, et le maintien des quotas, qui tire les prix à la hausse: puisque la demande augmente, le marché s'envole.
"L'absence d'accord sur l'augmentation de la production en août et au-delà laisse le marché encore plus déficitaire qu'auparavant", explique Neil Wilson, de Markets.com. "À court terme, il y aura moins de pétrole sur le marché". Ces conditions de productions sont toutefois fragiles car "si l'accord venait à être rompu, les producteurs pourraient être tentés de pomper beaucoup plus", augmentant la quantité de pétrole disponible et donc faisant baisser les prix.