
Dans un communiqué envoyé à la presse lundi, l'Union des entreprises luxembourgeoises s'est inquiétée des conséquences de l'indexation des salaires pour la relance économique et la compétitivité des entreprises.
Alors qu'elle soutient que l'indexation est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des salariés, elle souligne cependant son impact sur le coût salarial global de cette mesure pour les entreprises installées au Luxembourg. Un coût estimé à 800 millions d'euros par an.
L'UEL rappelle que toutes les entreprises luxembourgeoises "se trouvent dans une position concurrentielle permanente avec les sociétés des pays voisins". Des sociétés qui ne sont "pas soumises aux mêmes contraintes telles que l'indexation des salaires ou l'adaptation du salaire minimum".
Et dans un contexte caractérisé par la hausse du prix des carburants et "de nombreux biens intermédiaires", l'union craint une période qui risquerait d'être marquée "par une inflation importante qui impactera la rentabilité des entreprises déjà fortement touchées par la crise".
Pour éviter une "inflation incontrôlée et alimentée par des automatismes", l'Union des entreprises luxembourgeoises suggère de "désindexer intégralement l'économie". Le cas échéant, elle propose une limitation de l'indexation à un certain niveau de rémunération.
"Nous ne trouvons pas logique que l'indexation augmente le salaire d'une personne au salaire minimum de 550 euros par an alors qu'une personne au plafond cotisable (11.000 euros) verra son salaire augmenter de 3.300 euros", écrit l'UEL dans son communiqué. En l'état, le système de l'indexation des salaires accroitrait les inégalités sociales.
Enfin, "l'annonce concomitante du dépassement de la cote d'échéance et du paiement immédiat de la tranche est à déplorer" pour l'union qui représente les employeurs du secteur privé. Elle rappelle "que les entreprises subissent encore les effets de la crise" et affirme "qu'elles auraient à tout le moins apprécié le déclenchement de l'index intervienne le mois suivant".