
Il ne fait pas le bonheur, mais avec l'inflation et la crise des prix de l'énergie, il met du beurre dans les épinards. Le salaire reste un des principaux arguments du Luxembourg pour attirer les travailleurs frontaliers.
Dans une étude publiée durant l'été, l'Insee (l'institut de statistiques français, ndlr) constatait que le salaire brut moyen à équivalent temps plein s'élevait à 3.360€ par mois dans le Grand Est en 2024. Soit environ 2.520€ net (cotisations et contributions sociales prises en compte). Dans le moyenne de ce qui se fait en France, hors Paris, le salaire moyen reste toutefois bien inférieur à ce que propose le Luxembourg.
Les données les plus récentes du Statec au Luxembourg estimaient que le salaire moyen brut des frontaliers atteignait 65.487€ par an en 2022. Soit environ 5.457€ brut par mois. Un écart proche de ce que l'Insee avait constaté fin 2025 : pour les habitants proches du Grand-Duché, franchir la frontière chaque jour permet de gagner 65% de plus qu'en restant en France.
Le rapport est également intéressant pour les frontaliers belges. L'office de statistique Statbel constatait qu'en 2022, un travailleur à temps plein gagnait, en moyenne, 4.076€ brut par mois.
Ces écarts de salaire se traduisent par un pouvoir d'achat supérieur au Grand-Duché, qui devance les trois pays voisins.