
A cette époque, un consultant externe avait participé à la rédaction d'un appel d'offres public du Laboratoire national de Santé (LNS) et avait en même temps aidé une entreprise à élaborer son offre pour le marché public, de telle sorte qu'elle avait finalement remporté la commande d'un montant de 800.000 euros. C'est une enquête du site d'information en ligne Reporter.lu, qui avait révélé ces faits en juillet 2023.
Suite à cela, une enquête interne a eu lieu au LNS, qui a confirmé les révélations du site, comme l'écrit Paulette Lenert en réponse à une question parlementaire du CSV. La ministre précise qu'en 2019, le LNS s'était fait accompagner par un consultant externe en raison de ses compétences particulières dans le domaine des marchés publics. En 2023, ce même consultant a de nouveau accompagné le LNS dans le cadre du renouvellement de ce marché public. C'est alors que le 26 juillet, un journaliste a signalé un potentiel conflit d'intérêts. Suite à cela, le LNS a diligenté une enquête interne, qui a révélé que ce consultant avait collaboré à la finalisation de l'offre de la société en question pour le marché public de 2019. Le consultant concerné a déclaré par écrit n'avoir transmis aucune information interne et confidentielle qui aurait pu influencer les offres de la société. Le LNS ne disposant pas de ces informations au moment de la soumission du nouveau marché, cette société n'a pu être écartée de l'appel d'offres de 2023.
Le consultant en question aurait dû faire part dès le départ de ses contacts avec cette société, ajoute la ministre de la Santé, qui souligne qu'après évaluation de toutes les offres, le marché public n'a pas été attribué à la société concernée.
Depuis un an, le Laboratoire national de Santé procède à un contrôle structuré sur d'éventuels conflits d'intérêts.