
En tant que parti, le LSAP est prêt à discuter et Paulette Lenert s'est déjà entretenue avec le candidat tête de liste du CSV, Luc Frieden.
Mathématiquement, les deux coalitions à deux, CSV et DP ou CSV et LSAP sont possibles.
Lors des élections législatives hier, le LSAP a progressé de 1,31%. Il a également gagné un siège, passant de 10 à 11 élus à la Chambre. Il semble néanmoins que les socialistes autour de leur tête de liste, Paulette Lenert, devront prendre le chemin de l'opposition. A midi, la direction du parti s'est réunie pour analyser les résultats des élections et se consulter sur la prochaine stratégie. Le coprésident du parti, Dan Biancalana, laisse entendre qu'ils n'ont pas encore accepté qu'on en viendra à une coalition CSV-DP.
"Outre l'analyse que nous avons faite par rapport aux élections, le message était aussi très clair que nous sommes ouverts à la discussion, que nous sommes prêts au dialogue pour mener des négociations dans le cadre d'une coalition et pour déterminer où il peut y avoir des interfaces programmatiques."
Actuellement, Paulette Lenert est en contact avec la direction du CSV, mais le parti socialiste s'attendait à ce que le Grand-Duc nomme un formateur qui entamera les discussions. Ce qui est à présent chose faite avec la nomination de Luc Frieden.
En ce qui concerne l'analyse de leurs résultats électoraux, les socialistes se considèrent comme l'un des gagnants. Dans les circonscriptions Nord, Est et Sud, ils ont seulement raté de justesse un siège restant et, avec 18,9% des voix au niveau national, ils sont toujours le deuxième parti derrière le CSV. Le fait que dans l'Est, le parti soit passé de 4,4% en 2018 à 17,2% cette fois, indique qu'il y a eu un "effet Paulette Lenert". Pour sa première participation aux élections législatives, la toujours ministre de la Santé est la candidate la mieux élue dans sa circonscription.