
74 salariés du groupe de presse Saint-Paul vont être licenciés sans plan social.
En vertu du cadre légal, Mediahuis pourra désormais procéder à des licenciements individuels. Le syndicat LCGB appelle toutefois les personnes concernées à déposer un recours devant les juridictions du travail.
La nouvelle direction et le syndicat ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur les indemnités extralégales. En interne, il est question de revendications financières très élevées, liées à l'ancienneté.
Le LCGB accuse Mediahuis de s'être comporté de manière inadmissible, car sa proposition est restée largement inférieure aux modalités du plan social de 2013, que le conciliateur voulait voir utiliser comme base de négociations pour les indemnités extralégales.
Le syndicat est clair: pour le nouveau propriétaire belge, il s'agit uniquement du licenciement à bon prix de près de 80 personnes. Ce que cela signifie pour ces salariés ou ce que signifie le modèle luxembourgeois, cela est bien égal à Mediahuis.
Il y a trois semaines, le LCGB avait organisé un piquet de protestation devant la rédaction de Saint-Paul, pour manifester contre le licenciement d'un quart du personnel.
Les manifestants se demandaient alors s'il était encore prévu de perpétuer le "Wort". En dix ans, Saint-Paul a dû procéder à pas moins de quatre plans sociaux.