
Son parti, le LSAP, définira sa position dans les débats sur les retraites ces prochaines semaines. "Nous sommes encore en pleine analyse de la situation avec notamment plusieurs experts", explique Sacha Pulli qui a déjà noté des injustices dans un récent article publié chez nos confrères du Tageblatt.
L'invité de RTL a pris comme premier exemple la retraite minimum qui se situe bien en dessous du budget de référence, soit le seuil que l'on doit toucher pour pouvoir vivre dignement. Il s'est ensuite attaqué au fossé qui existe entre les hommes et les femmes, qui touchent encore des retraites moins élevées, mais pour les socialistes, il ne faudrait surtout pas franchir la ligne rouge de l'annulation de certains acquis sociaux comme l'abandon des "années bébé", comme l'avait suggéré le patronat.
Le LSAP ne veut pas non plus trop toucher aux dépenses, sauf que l'État prendrait à sa charge les coûts de fonctionnement tout comme les salaires de la CNAP (Caisse Nationale d'Assurance Pension). Afin de sécuriser financièrement le système des retraites luxembourgeois ainsi que de le rendre plus indépendant face à la croissance du marché du travail, le secrétaire général du parti socialiste propose de trouver des "sources de financement alternatives".
Une option pourrait résider dans l'augmentation des cotisations de l'État de 8 à 10%. Il souligne également que le Luxembourg impose davantage le travail que le capital, en comparaison avec les pays étrangers, "donc le système ne manque pas d'argent, c'est juste qu'il serait éventuellement mal et injustement réparti", précise Sacha Pulli.
La réforme de 2012, qui a vu le jour sous le gouvernement CSV-LSAP avec le ministre socialiste Mars Di Bartolomeo, a apporté pas mal de dégradations, selon la Chambre des salariés. Pour Sacha Pulli, son parti reste fidèle à cette réforme et indique que les partis au pouvoir, à savoir le CSV et le DP, auraient voulu à l'époque aller encore plus loin dans cette réforme.