
"Nous sommes dans un embouteillage de réformes", selon le syndicat LCGB, qui avait organisé jeudi une conférence de presse sur le thème de la Sécurité sociale. Après la réforme de la santé de 2011, le gouvernement aurait été au point mort et il faudrait maintenant résoudre des problèmes qui se seraient accumulés pendant dix ans.
De nombreuses procédures seraient administrativement longues et compliquées. C'est pourquoi le syndicat LCGB réclame une communication simplifiée et rapide avec les assurés. Il serait aussi important qu'il y ait un contact direct à la Caisse nationale de Santé, où les patients pourraient être immédiatement aidés.

Le syndicat revendique aussi la suppression de la règle des 78 semaines, qui prévoit la limitation de l'arrêt maladie à 78 semaines. Au-delà de cette période, les salariés gravement malades risquent la résiliation d'office de leur contrat. Il s'agirait d'une "mesure inhumaine", selon Christophe Knebeler, vice-secrétaire général du LCGB.
Le décalage entre les frontaliers et les résidents, encore trop souvent présent, est aussi une préoccupation pour le syndicat. Ce dernier souhaite donc que l'arrêt maladie électronique, qui est en cours d'élaboration, s'applique aussi aux frontaliers.
En ce qui concerne le financement de l'assurance santé, il faudrait agir préventivement, avant que la CNS ne suffise plus et que les prestations doivent être réduites. Cela le LCGB ne le permettrait pas. Parmi les idées évoquées, il y a un fonds de santé ou l'augmentation des cotisations sur les dividendes, que les actionnaires doivent payer.
A la différence de l'Etat, le syndicat ne considère pas les finances de la Caisse nationale de Santé aussi stables que cela à long terme. C'est pourquoi des sources de financement alternatives devraient être trouvées.
