
Le retour sur le passé s'est incarné sous un angle divertissant dans le discours de l'un des membres fondateurs du parti, Robert Garcia. Il a notamment joué avec les nombreux clichés parfois accolés aux Verts. Sur le dépliant publié à l'occasion de la fondation du parti en 1983 figurait déjà: "Et ass 5 vir 12. Déi Gréng sinn do." ("Il est midi moins cinq. Les Verts sont là"). Et Robert Garcia d'ajouter: "On pourrait affirmer que nous, les Verts, avons largement contribué au fait que nous soyons restés à midi moins cinq pendant 40 ans.” Il s'agirait après tout, de la raison d'être du parti.
Puis les deux présidents du parti, Djuna Bernard et Meris Sehovic, se sont chargés d'apporter plus d'optimisme. Le parti serait resté fidèle à ses racines. "Nous sommes aujourd'hui encore le parti écologique au Luxembourg", a déclaré Djuna Bernard. L'unique force politique écologique conséquente au Grand-Duché. Nous avons amené l'écologie et la protection du climat dans les communes, les collèges échevinaux, au Parlement et même au gouvernement. Si important soit le sujet, il ne suffit cependant plus aujourd'hui de seulement parler du climat et de l'environnement.
La tête de liste des Verts pour les législatives, Sam Tanson, a ensuite souligné ce que défend aujourd'hui le parti. "Chez nous, c'est clair, nous voulons un monde libre, juste, féministe et climatiquement neutre", selon Sam Tanson. Mais en tant que société, nous n'aurions plus 40 ans pour atteindre ce que nous devons. Elle démontre à quel point le délai est bref: "Il faudrait être climatiquement neutre dans 27 ans, dans sept ans, les émissions devront être réduites de 55% par rapport à 2005." Atteindre ces objectifs serait nécessaire pour freiner le changement climatique provoqué par l'humain.
Patrick Dury, président du LCGB, Nicole Ikuku, directrice du Cercle de coopération des ONG, et Raymond Andekerk, directeur de Greenpeace Luxembourg, étaient parmi les orateurs invités à la fête, dont l'encadrement musical était assuré par Edsun.