
Le problème n'est pas récent, après un reportage sur la cité Ouschterbuer à Oberkorn, les équipes de RTL avaient découvert que le promoteur Capelli ne payait pas les entreprises de construction. En conséquence, le chantier a connu un gros ralentissement. Les propriétaires des maisons se sont retrouvés dans des situations financières très délicates.
Autre cas de figure à Bettange-sur-Mess dans la rue an der Messer où huit maisons doivent être construites par le promoteur français. L'un des propriétaires nous confie que lui et sa famille devraient habiter dans leur maison depuis octobre 2022! Mais le chantier a été interrompu à trois reprises.
Les raisons de ces arrêts ne leur ont jamais été expliquées. Ils devront quitter le 1er décembre le logement qu'ils louent. Une entrevue entre les propriétaires et le patron du promoteur Capelli s'est déroulée il y a deux semaines. On leur a expliqué que de l'argent de l'étranger devait être débloqué, et que les avances de sept propriétaires avaient été utilisées pour la construction d'une huitième maison.
"En fait ce lot n'a pas été vendu. En conséquence l'argent des acquéreurs du lot de Capelli à Bettange-sur-Mess a été utilisé, mais pas pour leurs maisons. Mais il a été utilisé pour un autre bâtiment. En termes juridiques, je ne pourrais pas vous dire exactement si c'est légal. Mais moi j'attends que, quand je donne de l'argent à mon promoteur immobilier, il l'utilise pour mon propre bien", explique un propriétaire.

Les propriétaires lésés ne savent toujours pas pourquoi la communication avec le promoteur est si mauvaise. Ils se sentent également abandonnés par les administrations, contactées en vain: "La commune ne nous a même pas répondu, le ministère du Logement a fait passer le dossier au ministère de la Protection des consommateurs, qui n'a pas donné de nouvelles non plus. Nous sentons vraiment abandonnés", relate un autre propriétaire.
Après avoir interrogé une nouvelle fois le promoteur français, ce dernier a confirmé à RTL ce vendredi que le chantier d'Oberkorn reprendrait lundi prochain et que celui de Bettange-sur-Mess devrait également reprendre dans les trois prochaines semaines. Selon Capelli, les mêmes constructeurs sont utilisés pour les différents chantiers et les ouvriers sont occupés à d'autres endroits, ce qui expliquerait, en partie, leur absence.