
Le continent européen est sous tension: la guerre en Ukraine, évidemment la crise des réfugiés, mais aussi les tensions entre la Serbie et le Kosovo ou encore entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie.
L'un des grands sujets est la présidence du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, mais surtout l'aide à l'Ukraine. L’UE joue un rôle crucial, car la crise politique interne à Washington suscite des inquiétudes quant à l’aide militaire américaine.
L'Union européenne veut poursuivre son assistance, selon le Premier ministre luxembourgeois: "Nous savons nous mêmes ce que cela signifie [d'avoir] un voisin, un grand pays qui pense mieux savoir que nous-mêmes ce que devrait être notre avenir et à l'époque, nous avons été libérés par des Américains, des Canadiens et des Britanniques. Si nous pensons aujourd'hui que nous n’avons rien de commun avec l’Ukraine, alors nous avons oublié notre propre histoire."
Il y a cependant aussi les inquiétudes de la Pologne, de la Hongrie et en partie aussi de la Slovaquie. A leur adresse, Xavier Bettel déclare: "Ici, nous écrivons l'histoire, qu'ils veuillent être du bon côté ou non et surtout ils ne doivent pas oublier leur passé. Ils sont ceux qui nous expliquent combien ils ont longtemps souffert sous le régime communiste. Et désormais, ils ne doivent pas être ceux qui cautionnent une attaque totalement contraire au droit international, car sinon, ils ne connaissent plus non plus leur propre histoire."
Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se réuniront entre eux ce vendredi. Il sera notamment question de la future politique migratoire. Malgré de grandes annonces, des pays comme la Pologne et la Hongrie n'étaient toujours pas vraiment convaincus sur ce plan. Quant à la question de l'élargissement de l’UE à l’Ukraine ou en direction de l’Europe de l’Est ou encore des Balkans, elle est toujours aussi délicate.