
Le secrétaire général et candidat du parti paneuropéen "Volt" plaide avant tout pour une Europe plus fédérale. Ce n'est qu'ainsi que l'UE pourra résoudre tous les défis auxquels elle est confrontée. Jusqu’à présent, on a en effet pu constater que l’Europe ne s'était guère éloignée de certains États membres dans différents dossiers.
Cela signifierait concrètement un Premier ministre européen et un ministre européen des Affaires étrangères, par exemple, ou encore une armée commune. Il serait important vis-à-vis de l'extérieur d'avoir une personne qui parle au nom de l'Europe et pas comme lundi, le Président français Emmanuel Macron qui salue seul le Président chinois Xi Jinping.
Selon Volt, il faut supprimer l'unanimité pour les décisions européennes. Avec le droit de veto, des décisions importantes peuvent être bloquées par un seul Etat membre. La Hongrie a, par exemple, bloqué des aides à l'Ukraine. Il faut passer à une majorité simple.
Une autre priorité de Volt est la lutte contre le changement climatique et l'Europe en général est un projet qui doit donner l'espoir d'un meilleur avenir. Comme ce fut le cas avec l’élargissement de l’UE à l’Est. Il faut à présent ramener cet espoir, souligne Daniel Silva.
Si Volt compte seulement 70 membres au Luxembourg, il est présent à ce jour dans 17 pays et ses partisans profitent aussi du travail réalisé à l'étranger. Au Luxembourg, Volt mise également sur les voix de la communauté étrangère. Bien sûr, ce serait un grand bond de passer des 2 % obtenus lors des élections de 2019 à au moins 10 % pour obtenir un siège au Parlement européen. Mais nous y travaillons, lentement mais sûrement, selon Daniel Silva.