
Mike Pompeo a annulé mardi son dernier voyage à l'étranger en tant que secrétaire d'Etat américain, prévu cette semaine en Belgique et au Luxembourg, alors que Donald Trump est menacé par une mise en accusation au Congrès à huit jours de la fin de son mandat.
Officiellement, le chef de la diplomatie américaine, l'un des plus fidèles ministres du président républicain sortant, a décidé de rester à Washington pour faciliter une "transition en douceur et ordonnée" avec l'équipe du président élu démocrate Joe Biden, selon un communiqué du département d'Etat.
Mais selon Reuters, c'est parce que Jean Asselborn et d'autres diplomates européens ont "refusé de le rencontrer" que le déplacement a été annulé.
Le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois avait en outre qualifié le président américain, Donald Trump, de "criminel" et de "pyromane politique" après les images de chaos au Capitole. "Les images d'hier soir montrent que Donald Trump est un criminel" avait-t-il déclaré au micro de RTL Radio le 7 janvier dernier suite à l'attaque historique du Capitole dans la nuit.
Une étape au Grand-Duché du Luxembourg était prévue, mais elle a été annulée pour protester contre les accusations portées par Jean Asselborn, a expliqué, sous couvert de l'anonymat, un responsable luxembourgeois à l'AFP, confirmant une information publiée par le New York Times. Contacté ce mardi par RTL 5 minutes, le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois a préféré ne "faire aucun commentaire" au sujet de la visite annulée de Mike Pompeo.
Le chef de la diplomatie du Luxembourg, connu pour son franc parler, avait également jugé le 7 janvier que le président américain "n'a absolument rien à voir avec la démocratie" car "il a ignoré sa propre Constitution, les décisions de justice et évidemment les résultats des élections".