
Le député-maire CSV de Bascharage, Michel Wolter, a déclaré mardi matin sur RTL: „Je lance juste une accusation à cet instant: c'est à la ministre (la ministre de la Famille, Corinne Cahen, ndlr), qui n'a manifestement pas dit publiquement ces dernières semaines, ce qu'elle aurait dû dire à mes yeux".
Selon Michel Wolter, le gouvernement aurait seulement concédé la vérité après que des bourgmestres et des journalistes aient mené des recherches. Au début du cluster dans l'établissement "Um Lauterbann", Corinne Cahen n'aurait pas cité de chiffres ou en aurait cité de faux, d'après Michel Wolter. A cause de ce manque de transparence, les gens auraient "extrêmement peur", selon Michel Wolter.
En l'espace de trois semaines, selon les chiffres du député, 40 décès en lien avec le Covid auraient été enregistrés dans trois établissements, dont 24 dans la résidence „Um Lauterbann" située sur le territoire de Bascharage. Il pourrait donner des messages téléphoniques, indiquer des personnes qui pourraient confirmer, „que des gens veulent se jeter par la fenêtre, que des gens ne veulent plus vivre," a poursuivi Michel Wolter.
Mardi peu avant midi, la ministre de la Famille, Corinne Cahen, a donné une conférence de presse à propos de la situation dans les maisons de retraite et de soins du Luxembourg. A cette occasion, elle a fourni ses propres chiffres, parmi lesquels celui de 22 résidents décédés à la maison de retraite "Um Lauterbann" à Niederkorn.
Près de 60% du personnel ne serait pas encore vacciné, il en va de même pour des personnes qui viennent de l'extérieur, comme par exemple, le personnel de nettoyage. C'est pourquoi le député CSV réclame une vaccination obligatoire pour ce secteur, mais aussi une "stratégie nationale pour les maisons de retraite". Ce serait important dans l'intérêt de la gestion des maisons de retraite, mais aussi pour la relation en général au virus. On ne pourrait effectivement pas dire simplement qu'une fois que le virus est dans une structure, les gens meurent. Michel Wolter a répété que le CSV voulait une étude indépendante pour découvrir comment de tels clusters ont pu survenir dans ces établissements.
L'ex-président du CSV, de 2004 à 2009, n'a pas souhaité s'exprimer sur la situation actuelle du parti. Il a cité un passage d'un message qu'il a reçu d'une personne ayant perdu un parent dans une maison de retraite. „Ce serait bien si, dans nos relations les uns avec les autres, nous pouvions réussir à séparer l'essentiel de l'insignifiant", a lu Michel Wolter. L'essentiel serait l'avenir du pays et le bien-être de la population et pas "l'annonce du niveau de crue de l'un ou l'autre parti". La situation au CSV serait trop complexe que pour la résumer en une réponse de 30 secondes.