Dans les dix ans à venirLuxair doit investir et se moderniser pour s'en sortir

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Flotte à rajeunir, meilleur suivi des clients, nouveaux bâtiments... La direction de Luxair veut poser des jalons pour les 20 à 25 prochaines années. C'est une question de survie dans un secteur aérien très libéralisé.
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"Luxair est une entreprise essentielle pour nous", avait déclaré lundi François Bausch, ministre de la Mobilité, après la tripartite aviation qui a mis fin au "chapitre Covid" et donné gain de cause aux salariés réclamant la fin du gel des salaires dans la rue.

-> La mobilisation des salariés a payé: Luxair lèvera le gel des salmaires dès janvier

De grands changements s'annoncent dans le secteur de l'aviation dans la perspective des réductions de CO2. ''Ceci dans un environnement ultra libéralisé, dans lequel Luxair respecte certaines normes sociales'', a expliqué François Bausch, lundi. Le ministre et le directeur général de Luxair, Gilles Feith, ont le même objectif: moderniser la compagnie aérienne luxembourgeoise. Et ils savent que cela coûtera beaucoup d'argent.

Le directeur général de Luxair a cité mardi, au micro de RTL, les domaines dans lesquels il faudra investir: des nouveaux bâtiments, aux technologies de l'information (IT), en passant par la flotte.

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Le Boeing 737, qui a maintenant plus de 16 ans et compte trop peu de sièges, aurait dû être remplacé entre 2018 et 2019. Boeing, Embraer, Airbus, le choix entre les constructeurs est complexe par les temps qui courent.

UNE FLOTTE "UNIFORME", DES NOUVEAUX BÂTIMENTS, UN AUTOFINANCEMENT

"Airbus a bien sûr de très bons produits, des produits européens. Ils nous conviendraient très très bien. Mais il faut évidemment, dans un secteur où les marges sont très réduites, y regarder de près pour faire coller toutes les variables", explique Gilles Feith.

Et il cite les variables sous forme de questions: " Comment faire voler cet avion dans notre réseau ? Quelle est son efficience dans notre réseau ? Et puis qu'est-ce que ça coûte ? Parce que même là, il y a des différences majeures. Et j'espère que nous trouverons un bon consensus qui nous donnera une flotte aussi uniforme que possible ! Et qui nous permettra de nous préparer proprement pour l'avenir".

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À l'avenir il faudra aussi miser sur de nouvelles technologies de l'information pour toucher les clients avec des moyens modernes.

"Nous sommes une compagnie aérienne de qualité et nous devons nous en tenir à ce modèle, sinon nous ne survivrons pas dans ce secteur", estime Gilles Feith. Par qualité, le patron de Luxair entend "que nous proposions au client une diversification, de nouveaux produits, de nouveaux moyens. Nous devons mieux communiquer avec lui, même lorsqu'il sera arrivé à destination. Par exemple, pour ce qui est des excursions. Nous devons être en mesure de la faire pour pouvoir remettre Luxair en bonne position, préparer la compagnie à l'avenir".

À l'ère de l'automatisation, la numérisation est absolument nécessaire au Cargo-center afin de devenir plus efficace juge le patron. En plus de la maintenance des avions, la restauration a aussi besoin de nouveaux bâtiments.

Cette modernisation coûtera beaucoup d'argent que la direction doit réunir avec ses propres ressources au cours des dix prochaines années. À l'issue de la tripartite, Gilles Feith l'a annoncé: Luxair doit "parvenir à s'autofinancer".

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